Blog : du rêve à la réalité : le bar à vins de Sophie

Sophie Huysentruyt rêvait d'ouvrir un bar à vins. Elle l'a fait - d'abord à titre complémentaire, ensuite à titre principal. Lisez son témoignage.

Blog : du rêve à la réalité : le bar à vins de Sophie

Sophie Huysentruyt rêvait d'ouvrir un bar à vins. Elle l'a fait - d'abord à titre complémentaire, ensuite à titre principal. Lisez son témoignage.

Cela faisait longtemps que Sophie Huysentruyt rêvait d'avoir son propre bar à vins. S'inspirant du modèle des fameuses soirées Tupperware, elle organisait de temps en temps des dégustations de vin chez elle. Ces dégustations étaient organisées en complément à son emploi de bureau dans une entreprise de construction. Toutefois, la passion de Sophie pour le vin ne cessait de grandir. Le temps était donc venu d'élaborer un plan de carrière concret.

Le rêve de Sophie : avoir son propre bar à vins

Sophie Huysentruyt
Sophie Huysentruyt, Bar Terroir

Lorsqu'un immeuble se libéra dans le centre d'Alost, Sophie saisit sa chance. Avec son époux Carmo, elle décida de louer l'immeuble et de le préparer pour un nouvel avenir : un véritable bar à vins.

Ensemble, ils se mirent en tête de trouver un nom original pour leur concept unique :  « Bar Terroir », ce qui signifie « Bar d'origine » ou « Bar de la région ». C'est ainsi qu'un tout nouveau bar à vins vit le jour et Sophie s'en réjouit. Le début d'un rêve qu'elle avait toujours voulu concrétiser. 

Mais par où commencer ?

Tout commence par un plan financier bien ficelé et réalisable. Pour déterminer un prix de vente réaliste, Sophie s'inspira de ce qui se pratiquait dans d'autres commerces similaires. En effet, Sophie est persuadée du fait qu'un bon verre de vin doit rester abordable.

Sophie détermina le montant de la « marge bénéficiaire », quelque sot le prix d'achat du vin. Ce montant est le même pour un vin bon marché et pour les vins plus onéreux. Pour s'assurer de la viabilité de son entreprise, elle compara toutes les recettes et les coûts attendus, en ce compris une estimation des coûts pour la rénovation de l'immeuble. Ce calcul lui a permis d'élaborer un plan financier, qu'elle amena ensuite à la banque en vue d'obtenir de plus amples informations sur un éventuel crédit. 

Demander un crédit et au boulot !

En poussant la porte de KBC, elle rencontra le chargé de relations Bart Fahy de l'agence Alost Ter Linden. Ensemble, Bart et Sophie parcoururent le plan financier et évaluèrent les possibilités qui s'offraient à elle. Grâce à sa famille, qui l'aida financièrement, Sophie n'a pas dû souscrire de crédit d'investissement.

Le plan financier de Sophie avait été minutieusement préparé. Il comprenait notamment un calcul précis du chiffre d'affaires ainsi qu'une estimation correcte de tous les postes de coûts. L'approche suivie par Sophie était la bonne.

Bart Fahy, chargé de relations Entrepreneurs Locaux et Professions Libérales - KBC Alost Ter Linden
Bar Terroir

Bart Fahy : « Le plan financier de Sophie était peaufiné jusque dans les moindres détails. Elle se basait sur un chiffre d'affaires calculé de manière réaliste et ne s'en écartait pas. Tous les coûts possibles avaient été prévus. Cette approche est la bonne. Malheureusement, trop souvent, nous constatons que les indépendants débutants adoptent l'approche inverse : le chiffre d'affaires attendu est estimé de manière trop optimiste. Ou alors, ils corrigent le montant lorsqu'il s'avère que les coûts sont finalement plus élevés qu'initialement prévu. Le plan financier est souvent élaboré de façon trop optimiste. Dans ces cas-là, les conseillers se doivent d'être honnêtes avec leurs clients et leur demander d'élaborer un plan réaliste. En effet, un plan réaliste représente une condition sine qua non pour un indépendant s'il veut assurer sa réussite future. »

Le crédit de caisse représentait une solution idéale pour l'achat des stocks nécessaires. Ce crédit de caisse est régulièrement approvisionné à mesure que le vin est vendu. Cette solution a permis à Sophie de se mettre au travail.

Elle n'était heureusement pas seule

Il est essentiel de pouvoir compter sur le soutien inconditionnel de son partenaire lorsque l'on développe sa propre entreprise. Carmo m'aide dès qu'il peut.

Sophie Huysentruyt - Bar Terroir
Sophie huysentruyt

Carmo, le mari de Sophie, travaillait à temps plein au poste de « Health & Safety Officer » chez Brussels Airport. Une fois que le projet de bar à vins de Sophie était devenu concret, Carmo décida de réduire son temps de travail à un 4/5e.

« Il est essentiel de pouvoir compter sur le soutien inconditionnel de son partenaire lorsque l'on développe sa propre entreprise », dit Sophie. « Carmo m'aide dès qu'il peut. Ainsi, par exemple, il va chercher les commandes chez les différents fournisseurs, car nous vendons aussi du vin hors du bar. « Quel luxe de pouvoir compter sur un partenaire dans le bar ! À deux, tout va beaucoup plus vite et un coup de main n'est jamais de refus » avoue Sophie.

Publicité et réseautage

De plus, Sophie est convaincue des bienfaits de la collaboration avec d'autres entrepreneurs. Elle entretient d'excellents contacts avec plusieurs restaurants du coin. Ces contacts l'aident à la fois pour la vente de ses vins et pour un peu de publicité lorsque des clients demandent s'il y a un bar sympa dans le coin. En contrepartie, Sophie fait aussi un peu de publicité pour ces restaurants lorsque les clients ont terminé leur apéritif au Bar Terroir. Une situation mutuellement bénéfique très intéressante et productive.

Vous voulez découvrir plus d'expériences ?

Pour découvrir les autres expériences des entrepreneurs, rendez-vous sur notre page de blog. Vous voulez en savoir plus sur Sophie et le Bar Terroir ? Alors jetez un œil à sa page Facebook ou allez sur son site web : www.bar-terroir.be

Cette page est-elle utile pour vous? Oui Non

Comment prospecter ?

Comment prospecter ?

La prospection est essentielle pour obtenir de nouveaux clients. Comment s’y prendre ? Quelle est la méthode la plus efficace ? Voici un résumé.
Mon projet est-il financièrement réalisable ?

Mon projet est-il financièrement réalisable ?

Lancer sa propre entreprise ou reprendre une entreprise est le rêve de beaucoup d'indépendants. Mais entre ce rêve et la réalité, il y a un certain nombre d'étapes importantes à ne pas négliger. Vérifier la faisabilité financière de votre projet est l'une de ces étapes importantes. C'est pourquoi il vaut mieux, en tant qu'entrepreneur débutant, réaliser une étude de faisabilité ou établir un plan d'entreprise au préalable.
Comment savoir ce que veut le client?

Comment savoir ce que veut le client?

Bart De Waele
Donner au client exactement ce qu'il veut: telle est l'essence même de l'entreprise. Le défi est de taille. Car pour y arriver, il faut savoir ce que cherche le client. Comment s'y prendre?
Peut-on vivre d'une activité d'indépendant ?

Peut-on vivre d'une activité d'indépendant ?

Michiel Verhamme
Répondre avec certitude à cette question est impossible : il faut avoir entamé son activité depuis un certain temps déjà pour le savoir. Vous pouvez néanmoins tenter d'évaluer la faisabilité du projet.