Light as a Service (LaaS)

Light as a Service (LaaS)

Quand l’éclairage professionnel ressemble à Netflix

‘Light as a Service est une solution complète qui s’adresse aux entreprises. Un peu comme Spotify ou Netflix, mais pour l’éclairage’, explique Philip Eeckhout de Signify. Les entreprises peuvent ainsi économiser jusqu’à 70% sur leur facture d’énergie. ‘Et nous pouvons intégrer des applications IoT pour rendre les lieux de travail non seulement durables, mais aussi intelligents.’

Il ne suffit pas d’avoir des principes, il faut aussi les mettre en pratique. Chez KBC, nous mettons un point d’honneur à le faire’, assure Iwan Barrez, responsable du développement durable chez le bancassureur et chef de projet pour Light as a Service (LaaS) au sein de KBC Corporate Banking.
Nous proposons à nos clients des solutions à la fois durables et rentables. C’est ainsi que nous avons abouti chez Signify.’

Jusqu’à l’an dernier, l’entreprise s’appelait Philips Lighting. ‘Mais nous avons beaucoup évolué ces dernières années et nous sommes maintenant bien plus qu’un simple fabricant de luminaires’, décrit Philip Eeckhout, corporate account manager chez Signify.
Nous nous concentrons sur les solutions circulaires, la prise en charge globale et l’amélioration du confort pour les utilisateurs.’

Grâce à l’éclairage LED, les entreprises peuvent économiser jusqu’à 70% sur leur facture d’énergie. KBC a fait partie des précurseurs dans ce domaine en misant résolument sur le LED dès 2013. ‘Aujourd’hui, tous nos grands bâtiments ont fait la transition. À la Boerentoren, à Anvers, nous avons réalisé une belle économie. Après trois ans, la nouvelle installation était déjà rentabilisée.’

Système Li-fi

Philip Eeckhout, corporate account manager Signify et Iwan Barrez, sustainability manager et chef de projet pour Light as a Service (LaaS)

Dans le business model de LaaS, l’entreprise n’est plus propriétaire de son matériel d’éclairage: elle n’en est plus que l’utilisateur. ‘Nous avons développé le côté financier du concept et nous le proposons désormais aussi à nos clients’, précise Iwan Barrez. ‘Nous visons une prise en charge complète.
Nos clients bénéficient ainsi d’un éclairage full-service et KBC fait office d’interlocuteur unique. Nous nous occupons de tout, du plan d’éclairage à la gestion de solutions d’éclairage innovantes, en passant bien sûr par l’installation. Pour le volet technologique, nous faisons appel à Signify. Et pour notre part, nous nous concentrons sur les aspects financiers. Nous pouvons aller jusqu’à introduire une demande de subvention auprès du gestionnaire de réseau, car les investissements portent sur du matériel écologique.’

D’après Iwan Barrez, KBC parvient presque toujours à compenser les frais d’installation grâce aux économies d’énergie réalisées. ‘Le prix mensuel du service est égal au montant de l’économie générée par la nouvelle installation, et parfois même inférieur. Jusqu’à présent, nous avons toujours réussi à boucler l’équation, aussi bien dans les environnements industriels que dans les bureaux. De plus, d’un point de vue comptable, LaaS peut être considéré comme un leasing opérationnel. Il n’y a donc généralement aucune influence sur le bilan de l’entreprise.
Les factures périodiques sont comptabilisées au titre de charges d’exploitation dans le compte de résultats. La situation peut être un peu plus complexe dans les halls industriels, où le travail se poursuit jour et nuit, parce que les coûts d’installation risquent de grimper. Évidemment, le prix monte aussi si on ajoute toute une série d’options et d’accessoires pour obtenir un système ‘Li-fi’, qui combine l’éclairage avec des applications de transmission de données.’

‘Dans ce cas, il n’est plus question du simple remplacement d’une installation par une autre équivalente, on augmente aussi la fonctionnalité’, réagit Philip Eeckhout. ‘Les entreprises qui optent pour une solution LaaS n’améliorent pas seulement le confort de leurs travailleurs, mais aussi celui de leurs services facilitaires.
S’il y a un problème, nous nous chargeons de le résoudre. Et comme elles ne doivent plus investir dans l’éclairage, elles peuvent utiliser l’argent gagné pour leur core business.’

Moins de nettoyage

Même après le passage à LaaS et la conclusion d’un contrat de dix ans, il est encore possible d’aller plus loin et d’apporter de nouveaux changements. ‘Effectivement. Nous travaillons avec des produits modulaires’, explique Philip Eeckhout. ‘Nous pouvons donc interchanger facilement les différents composants. Dans les environnements industriels, nous pouvons même remplacer des appareils d’éclairage d’un simple clic.
Nous recherchons une solution sur mesure pour chaque entreprise, sans intervention drastique au niveau de l’infrastructure (avec un câblage ou un réseau sans fil).’

‘Nous pouvons aussi ajouter une couche IoT. Ces données permettent aux entreprises de surveiller leur consommation au plus près. Et dans le même temps, nous sommes informés des problèmes éventuels, que nous pouvons donc gérer de manière proactive. Il n’y a plus besoin d’attendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour voir remplacer une ampoule qui tremblote.’
‘Un éclairage intelligent, équipé de capteurs qui enregistrent des données, permet de générer des informations. Par exemple, il est possible de savoir combien il y a de personnes présentes dans le bâtiment et où elles se trouvent. Cela permet non seulement d’adapter l’éclairage, mais aussi la température des locaux ou la fréquence de passage de l’équipe de nettoyage. Il est aussi possible de mesurer le niveau sonore. Aujourd’hui, de nombreux travailleurs portent un casque pour s’isoler des bruits environnants. Nos capteurs peuvent mesurer les décibels et indiquer les endroits où on peut travailler sans être dérangé.’
 

Un éclairage intelligent

Bien entendu, l’éclairage reste la première priorité. D’après Philip Eeckhout, il ne s’agit désormais plus de produire de la lumière, mais d’en créer. ‘C’est ce que nous appelons le smart lighting. Et dans le domaine du LED, l’évolution est hyper rapide. Surtout par comparaison avec les lampes à incandescence et les tubes fluorescents, qui n’avaient pratiquement pas évolué en plusieurs dizaines d’années. En tant que spécialiste de l’éclairage, nous investissons dans des entreprises informatiques pour pouvoir ajouter des données. Au moyen d’une app installée sur son smartphone, l’utilisateur peut choisir lui-même la lumière qu’il souhaite pour travailler.’
Un autre exemple est l’human centric lighting. ‘Nous simulons la courbe de la lumière naturelle sur le lieu de travail. C’est une simple question de logique, car cela permet de rester en phase avec la lumière du jour. Cela augmente les performances en journée et améliore le repos nocturne. C’est aux alentours de midi qu’on travaille le mieux et que la lumière est la plus vive. L’intensité diminue ensuite au fil de la journée. Nous avons déjà installé des systèmes similaires dans des établissements de soins et des écoles. Avec une lumière blanche plus vive, les élèves sont plus concentrés. D’un autre côté, quand il y a un grand soleil dehors et qu’ils ont du mal à se tenir tranquilles en classe, l’enseignant peut diminuer l’intensité lumineuse.’
 

Mais alors, tous les employeurs ne vont-ils pas opter pour une forte lumière blanche, pour que leurs travailleurs soient hyper performants en permanence? ‘Le choix d’une courbe est délibéré. On ne fonctionne pas de la même manière le matin que le soir. Et on ne peut pas booster les gens en permanence’, répond Iwan Barrez.
‘Le développement durable, c’est aussi tenir compte du bien-être des travailleurs. Il ne faut pas vouloir les presser comme des citrons, sous peine d’avoir des burn-outs et divers autres problèmes. Il est aussi important que chacun puisse avoir un bon sommeil nocturne, et le fait de baisser progressivement l’intensité lumineuse au fil de l’après-midi est un bon moyen de le favoriser.
Tout cela est possible avec un seul appareil d’éclairage. Nous adaptons la lumière, pas l’espace.’

Une conception circulaire

Light as a Service est en quelque sorte le Netflix ou le Spotify de l’éclairage. Il s’agit de payer pour un service, pas pour un produit. Signify y allie aussi une dimension durable. ‘Nous développons nos solutions suivant une philosophie circulaire. Tout commence évidemment au niveau du design. Après usage, la grande majorité de nos appareils d’éclairage peuvent être démontés et réutilisés. Et lorsque ce n’est pas possible, ils sont tout simplement recyclables’, explique Philip Eeckhout.
‘La diminution de la consommation électrique contribue aussi à la réalisation des objectifs environnementaux de l’entreprise’, ajoute Iwan Barrez. Pourquoi toutes les entreprises n’ont-elles pas encore opté pour LaaS? ‘Parce qu’on n’aime pas ce qu’on ne connaît pas! Ce service n’a que des avantages.’

 

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