La mobilité de demain sera électrique, tant pour les voitures que pour les vélos
Dans notre pays, la voiture reste, et de loin, le moyen de transport le plus populaire. L'on s'attend même à ce qu'elle soit de plus en plus fréquemment utilisée dans les années à venir. C'est en tout cas ce qui ressort d'une enquête menée par DataSynergy pour le compte de KBC. Le baromètre de la mobilité d'Acerta avait déjà clairement montré que la voiture continue de régner en maître, même si l'importance du vélo ne cesse de croître.
KBC a interrogé un millier de conducteurs sur leur comportement en matière de mobilité et a constaté que près de 8% d'entre eux utilisent la voiture une ou plusieurs fois par semaine. La moitié de ces derniers l'utilisent même quotidiennement. Interrogés sur leurs futurs moyens de transport, 27% prévoient d'utiliser davantage, voire beaucoup plus, la voiture et 84% d'entre eux pensent même en (r)acheter une à l'avenir.
En termes de popularité, la voiture fait un peu mieux que le vélo électrique, 26% des personnes interrogées pensant qu'elles utiliseront plus ou beaucoup plus le vélo à l'avenir. Cette dernière tendance est confirmée par Acerta. Leur baromètre de la mobilité a révélé que, pour la première fois, la moitié des Flamands se rendent au travail à vélo. Si l'on examine ce chiffre de plus près, on constate que 31,2% des travailleurs salariés en Flandre abandonnent parfois la voiture au profit du vélo, que 17,6% effectuent la totalité de ce trajet à vélo et que seulement 0,7% combinent le vélo et les transports en commun. "L'essor rapide du vélo électrique et le développement de vêtements et casques sophistiqués qui l'accompagnent rendent les déplacements à vélo de plus en plus confortables. L'espace public est également rendu plus convivial pour les cyclistes grâce à la construction d'autoroutes cyclables supplémentaires et de pistes cyclables plus larges", explique Acerta.
L'enquête de KBC montre aussi que le vélo est de plus en plus souvent électrique. Un Belge sur quatre utilise un vélo électrique ou un speedpedelec au moins une fois par semaine, soit pratiquement autant qu'un vélo "ordinaire". Il y a deux ans, 19% des personnes interrogées seulement avaient recours à l'assistance électrique.
L'électrification se poursuit également au niveau des voitures. Depuis 2024, le nombre de voitures 100% électriques a fortement augmenté, si bien qu'aujourd'hui, un Belge sur 10 roule entièrement à l'électricité. Selon KBC, 50% des Belges sont ouverts aux VE. Ce chiffre reste stable. "L'environnement reste la principale raison d'envisager le passage à un véhicule 100% électrique. Viennent ensuite les restrictions imposées aux voitures traditionnelles, le développement du réseau de recharge et le coût moins élevé des recharges", peut-on lire dans le rapport. "Comme en 2024, les principaux obstacles à l'achat d'un véhicule 100% électrique restent le prix d'achat élevé et l'incertitude quant aux possibilités de recharge et à la durée de vie de la batterie. Le prix de revient est cependant un peu moins un frein que l'année dernière, notamment grâce à l'augmentation du nombre de modèles plus abordables sur le marché".