Journée du casque vélo : faire évoluer les réflexes à l’heure du vélo électrique
Dans un contexte où le vélo — et en particulier le vélo électrique — s’impose comme une alternative durable à la voiture, les enjeux de prévention deviennent plus pressants que jamais. Pour KBC Autolease, la Journée du casque vélo, organisée le 22 avril, constitue une occasion clé de rappeler que la sécurité ne relève pas du détail, mais bien d’un véritable changement de culture.
Une pratique du vélo en pleine mutation
Les habitudes de déplacement ont profondément évolué ces dernières années. Les cyclistes parcourent des distances plus longues, roulent plus souvent et à des vitesses plus élevées. Une transformation directement liée à l’essor des e-bikes et speed pedelecs.
Pour Wim Vanzeir, responsable du projet Vélolease chez KBC Autolease, cette évolution impose une nouvelle lecture de la sécurité : « Avec l’évolution des vélos électriques et des speed pedelecs, nous roulons davantage, plus loin et plus vite. Cela a un impact direct sur notre regard sur la prévention. »
L’approche s’élargit dès lors naturellement. « Aujourd’hui, il faut aussi s’interroger sur ses propres choix », poursuit-il. « Est-ce vraiment nécessaire de prendre le trajet le plus court en pleine heure de pointe, ou peut-on adapter son parcours pour rouler plus sereinement ? »
Intégrer la sécurité dès la conception du leasing
Dans ce contexte, KBC Autolease ne se limite pas à proposer des vélos en leasing. L’entreprise intègre la sécurité dès la conception de ses services.
« Cela commence par des bases solides : une assurance de qualité, une assistance fiable et un budget d’entretien suffisant », explique Wim Vanzeir. « L’objectif est de garantir un vélo toujours en parfait état. »
Mais l’ambition va plus loin : « Nous ne voulons pas nous arrêter à la livraison du vélo. Nous voulons que les utilisateurs roulent chaque jour de manière durable — et donc en toute sécurité. »
Le soutien à la Journée du casque s’inscrit pleinement dans cette démarche. « La sensibilisation fonctionne. Une journée comme celle-ci peut amener les gens à réfléchir à leurs habitudes et à adopter de petits changements qui font une vraie différence. »
Le casque, un réflexe encore trop rare
Le constat est partagé par Philippe Stas, président de la Ligue des lésions cérébrales : « Un blessé grave sur deux admis à l’hôpital après un accident de la route est un cycliste, et la moitié d’entre eux souffre d’un traumatisme crânien. »
Face à ces chiffres, il insiste sur l’efficacité du casque : « Le port du casque réduit de plus de 60 % le risque de lésions cérébrales et de 70 à 80 % les traumatismes les plus graves. »
Il rappelle aussi une réalité souvent ignorée : « Sept accidents sur dix se produisent sans autre usager impliqué. Une simple chute peut suffire. »
Cette année, la campagne met l’accent sur les parents, un message que Stas juge essentiel : « On voit souvent des enfants porter un casque, mais pas leurs parents. Pourtant, les parents peuvent eux aussi tomber. Et ce sont eux qui doivent continuer à s’occuper de leurs enfants. »
Des conséquences lourdes et durables
Les traumatismes crâniens ont un impact bien au-delà de l’accident lui-même. « En Belgique, plus de 400 000 personnes vivent avec un traumatisme crânien », rappelle Stas.
Il précise : « Beaucoup souffrent de troubles invisibles — fatigue, problèmes de concentration, pertes de mémoire — qui affectent profondément leur quotidien. » Et d’ajouter : « Ce type de blessure ne concerne jamais une seule personne. C’est toute une vie, et tout un entourage, qui sont impactés. »
Un risque sous-estimé au quotidien
Les données du terrain confirment que le danger est souvent mal perçu. Frederik Goegebeur, responsable de projets chez KBC Verzekeringen, souligne que « de nombreux accidents sont des accidents isolés, sans tiers impliqué, parfois simplement causés par un défaut de la chaussée ».
Plus surprenant encore : « La majorité des accidents se produisent dans un rayon de deux kilomètres autour du domicile ou du lieu de travail. » Un constat qui met en évidence un excès de confiance : « C’est dans l’environnement le plus familier que la vigilance diminue. »
Un consensus scientifique… et des casques en évolution
Du côté médical, l’analyse est sans appel. Bart Depreitere, professeur en neurochirurgie à l’UZ Leuven, fait autorité sur la question : « C’est une constante dans toutes les études menées : le casque réduit d’au moins 50 % le risque de traumatisme crânien grave ou de décès. »
Mais il attire aussi l’attention sur les évolutions technologiques : « On sait aujourd’hui que les mouvements de rotation de la tête sont particulièrement dommageables pour le cerveau. »
C’est pourquoi les normes évoluent : « Une nouvelle génération de tests, intégrant ces mouvements de rotation, a été approuvée au niveau européen. » Une avancée qui devrait améliorer encore la protection : « Les casques actuels sont déjà efficaces, mais ils vont continuer à progresser. »
Il rappelle enfin une distinction essentielle : « Une bonne infrastructure permet d’éviter les accidents. Le casque, lui, en limite les conséquences. Les deux sont complémentaires. »
Vers une responsabilité partagée
Tous les acteurs s’accordent sur un point : la sécurité repose sur une approche globale. Les infrastructures, les services et les comportements doivent évoluer ensemble.
Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle clé à jouer. L’augmentation du vélo dans les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels les place en première ligne. Encourager des comportements sûrs et normaliser le port du casque devient une responsabilité à part entière.
Faire de la sécurité une évidence
La Journée du casque vélo du 22 avril ne constitue pas une fin en soi, mais un levier pour faire évoluer les mentalités. Pour KBC Autolease, l’enjeu est clair : accompagner la transition vers une mobilité plus durable tout en veillant à ce qu’elle reste sûre.
Comme le résume Wim Vanzeir : « Nous voulons contribuer à un environnement où rouler à vélo en toute sécurité devient une évidence. » Et cela commence par un geste simple, mais essentiel : porter un casque, à chaque trajet.
Written by FLEET.be