Voitures électriques en leasing : pourquoi la facture va grimper et comment limiter la hausse
La voiture électrique conserve des atouts économiques, mais son coût réel va augmenter dans les prochaines années. La baisse de la déductibilité fiscale, l’arrivée de nouvelles taxes et le prix de la recharge peuvent peser sur les budgets des flottes. Jan Peeters, Product Manager chez KBC Autolease, explique comment anticiper ces évolutions et limiter leur impact.
Le leasing d’une voiture électrique peut réserver une mauvaise surprise aux gestionnaires de flotte. Non pas nécessairement au moment de recevoir la facture du loueur, mais lorsqu’ils calculent ce que le véhicule coûte réellement à leur entreprise. Car, même si la mensualité reste identique, la fiscalité peut réduire progressivement l’avantage économique dont bénéficie le véhicule.
« Il faut regarder les coûts nets, et pas uniquement le prix du leasing », résume Jan Peeters, Product Manager chez KBC Autolease. Cette distinction devient essentielle à mesure que les règles fiscales évoluent vers une déductibilité dégressive.
Trois leviers méritent donc une attention particulière : la date de commande, la durée du contrat et la manière de recharger le véhicule. Bien utilisés, ils permettent de limiter une partie de la hausse.
En conclusion…la hausse des coûts ne dépend donc pas d'un seul facteur. Elle résulte de plusieurs évolutions qui se cumulent : une déductibilité fiscale moins favorable pour les nouvelles commandes, des taxes supplémentaires et des dépenses de recharge qui peuvent varier considérablement selon les habitudes des conducteurs.
Pour limiter leur impact, les entreprises ont intérêt à anticiper les renouvellements, à étudier les prolongations de contrat, à comparer différentes durées de leasing et à orienter les conducteurs vers les solutions de recharge les plus économiques.
Le prix affiché sur une offre reste un élément essentiel, mais il ne suffit plus pour comparer deux solutions. Pour prendre une décision pertinente, le fleet manager doit examiner ce que la voiture coûtera réellement à l'entreprise, après prise en compte de la fiscalité, des taxes et de l'énergie. C'est à cette condition qu'il pourra mesurer les économies possibles et éviter que des coûts moins visibles ne viennent alourdir le budget de mobilité.