Les taxes s'ajoutent à l'équation
La déductibilité ne constitue qu'une partie du problème. Les voitures électriques sont également confrontées à de nouvelles taxes et contributions.
La contribution de solidarité CO₂, déjà applicable aux voitures de société électriques, continue d'évoluer. À cela s'ajoutent, depuis 2026, la taxe de mise en circulation et la taxe annuelle de circulation pour les véhicules concernés. Le calendrier présenté par KBC Autolease prévoit également l'arrivée d'une vignette routière de 90 euros à partir du 1er mai 2027.
Ces montants peuvent sembler modestes lorsqu'on les examine séparément. Mais ils s'accumulent et viennent s'ajouter aux coûts automobiles et énergétiques. Selon les calculs de Jan Peeters, la charge fiscale liée à la voiture électrique augmente fortement : son estimation prévoit une hausse de 90 % entre 2025 et 2028 pour le volet fiscal considéré, contribution CO₂ comprise.
Impôts et cotisations sociales par mois pendant 48 mois
Impôt | 2025 | 2026 | 2027 | 2028 |
Cotisation CO2 | 37,33 | 42,34 | 47,47 | 52,80 |
TMC | 0,00 | 1,28 | 1,28 | 1,28 |
Taxe de circulation | 0,00 | 8,93 | 9,11 | 9,29 |
Vignette routière | 0,00 | 0,00 | 5,00 | 7,00 |
Total mensuel | 37,33 | 52,55 | 62,86 | 70,87 |
Source: KBC Autolease
Il faut distinguer ces prélèvements de la baisse de la déductibilité : les premiers peuvent augmenter les dépenses elles-mêmes, tandis que la seconde réduit l'avantage fiscal dont bénéficie l'entreprise.
Il faut aussi tenir compte de l'indexation de certaines taxes et contributions pendant la durée du contrat. Même lorsqu'un contrat de leasing conserve ses paramètres fiscaux initiaux, le coût de certaines charges peut évoluer en cours de route.
Pour un gestionnaire de flotte, l'enjeu consiste donc à raisonner sur le coût complet : mensualité, fiscalité, taxes et énergie. Une comparaison fondée uniquement sur le prix de leasing risque de masquer une partie importante de la facture.