L'IA, de l'attaque à la protection
"Quand la fraude prend une apparence humaine, la défense doit se faire plus subtile. La nouvelle forme d'escroquerie a une voix familière, une écriture impeccable et semble humaine. Et c'est cela qui la rend plus dangereuse. L'intelligence artificielle (IA) crée le problème mais apporte aussi une solution évolutive. Les entreprises qui utilisent l'IA pour surveiller le comportement humain, l'identité et le contexte sont un maillon essentiel de l'économie numérique."
Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management
Un nouveau type d'escroquerie fait régulièrement la une des médias. Finis les e-mails de phishing classiques rédigés dans un langage boiteux: place à la fraude qui se distingue à peine de la réalité. L'affaire se corse.
Au début de l'année, les autorités fédérales ont mis en garde contre des escrocs utilisant l'IA, imitant la voix et même l'image du roi Philippe pour convaincre les victimes de transférer de l'argent de manière très subtile. Dans d'autres dossiers, des escrocs ont usurpé l'identité de personnalités et de présentateurs TV dans des vidéos afin de donner du crédit à de fausses plateformes d'investissement. On peut aussi citer les conseils d'investissement WhatsApp qui se servent de la pression du groupe et du FOMO (Fear Of Missing Out) pour duper les gens en les incitant à verser des montants élevés.
Les institutions publiques et les banques sont de plus en plus utilisées comme appâts dans la tromperie. Pensez aux soi-disant appels téléphoniques de votre banque pour faire bloquer une transaction suspecte (contrôlez toujours l'origine de l'appel au moyen du bouton "Vérifiez votre conversation" dans votre KBC Mobile). Ou aux faux courriels de mypension.be, faisant suite à l'annonce que les informations officielles concernant votre pension allaient être retirées du site pendant un certain temps. Les cybercriminels exploitent volontiers l'actualité pour vous piéger.
"La fraude est devenue hyperréaliste et émotionnellement convaincante. Cela représente un point de basculement non seulement dans la façon dont nous nous protégeons en ligne, mais aussi dans la manière dont les entreprises, les pouvoirs publics et les investisseurs doivent envisager la cybersécurité."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
Les entreprises ne sont pas épargnées non plus. Les employés reçoivent des appels téléphoniques urgents d'un "CEO ou d'un directeur financier" avec une voix crédible générée par l'IA. Récemment, un hôpital d'Anvers a dû débrancher ses serveurs à la suite d'une cyberattaque. Des opérations chirurgicales ont été annulées et des services réduits au minimum. L'incident illustre comment les maillons faibles de la chaîne d'approvisionnement (logiciel externe) peuvent constituer une porte d'entrée pour une cyberattaque.
Par ailleurs, la cybercriminalité se professionnalise. Le vol de données et l'ingénierie sociale (phishing, vishing, deepfake audio/video) deviennent un véritable marché proposant des données, des courtiers d'accès (Access Brokers) et le crime-as-a-service. Et l'IA porte le degré de persuasion des arnaques en ligne à un échelon supérieur.
Cette forme d'escroquerie n'est plus basée sur l'ignorance, mais sur la confiance: des voix reconnaissables, des visages familiers, une autorité bien ancrée. De par leur crédibilité, ces attaques sont beaucoup plus dangereuses et causent des préjudices bien plus graves.
"Ce ne sont pas uniquement les sots qui tombent dans le piège. Les méthodes les plus récentes sont en effet conçues pour contourner la pensée rationnelle: caractère urgent, autorité, recours à des détails personnels. Tout le monde est vulnérable au mauvais moment."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
L'IA, une partie de la solution
Face à cette réalité, il existe un contrepoids important: l'intelligence artificielle peut certes être utilisée à mauvais escient, mais elle peut aussi servir à se protéger. Y compris dans les entreprises et les organismes.
Le Security Operations Center (SOC) est le centre de commandement (physique ou virtuel) d'une organisation en matière de cybersécurité. C'est l'endroit où les cybermenaces sont surveillées, analysées et traitées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un SOC est en charge des tâches suivantes:
- Surveillance: surveillance continue des systèmes informatiques, des réseaux, des environnements cloud et des end-points
- Détection: identification des activités suspectes et des cyberattaques
- Analyse: estimation de la gravité d'un incident
- Réponse: action rapide pour limiter les dégâts (isoler, bloquer, réparer)
- Reporting et amélioration: tirer les leçons des incidents et renforcer la sécurité
"Dans un monde où les attaques sont pilotées par l'IA, le déploiement de l'IA sur le plan défensif n'est pas un luxe, mais une nécessité structurelle."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
Les SOC se transforment progressivement de centrales d'alarme pilotés par l'homme en plateformes de défense partiellement autonomes pilotées par l'IA. Les avantages sont évidents:
- Vitesse et échelle: l'IA peut analyser des millions de signaux à la fois, ce qui est impossible pour l'homme. Elle permet d'identifier plus rapidement les schémas suspects, souvent avant que des dommages réels ne se produisent.
- Reconnaissance des comportements: au lieu de suivre des règles fixes, l'IA apprend ce qu'est un comportement "normal" au sein d'une organisation ou chez un utilisateur. Les anomalies - aussi subtiles soient-elles - ont plus de chances d'être détectées.
- Moins d'erreurs humaines: l'IA élimine l'accessoire et permet de se concentrer sur l'essentiel. Elle réduit ainsi le risque que des signaux cruciaux se perdent dans la masse d'informations.
- L'IA peut intervenir elle-même: dans les SOC modernes, l'IA est autorisée, bien que dans des conditions strictes, à effectuer des actions, comme isoler un appareil du réseau, bloquer temporairement un compte ou interrompre une connexion malveillante. Des atouts majeurs en cas de ransomware ou de vol de données, où chaque minute compte.
- Amélioration continue: après chaque incident, l'IA apprend ce qui était correct. Elle ajuste ses modèles, réduisant ainsi les futurs "faux positifs". La cybersécurité devient un système autodidacte, le SOC devenant plus intelligent au fur et à mesure qu'il est confronté à des attaques.
En d’autres termes: l'IA rend la cybersécurité plus proactive, plus cohérente et moins dépendante de compétences humaines rares. C'est exactement ce qu'il faut dans un environnement où les attaques sont de plus en plus rapides et crédibles.
Également en Belgique: la cybersécurité dans un cadre juridique
Ce qui est frappant, c'est que les cyberrisques convergent de plus en plus avec d'autres thèmes majeurs: la géopolitique, l'approvisionnement en énergie, les chaînes d'approvisionnement et même les processus démocratiques, le sabotage numérique étant utilisé pour créer des perturbations sociales ou influencer la prise de décision.
La directive européenne NIS2 (Network and Information Security Directive 2) vise à accroître la résilience numérique de l'Europe face aux cyberattaques, aux perturbations informatiques et à la disruption numérique. La cybersécurité est donc devenue une responsabilité permanente et structurelle au niveau du management et du conseil d'administration.
- Une surveillance permanente des risques numériques
- Le reporting obligatoire des incidents
- Des mesures préventives démontrables
- Une vision renforcée de l'ensemble de la chaîne numérique, y compris les fournisseurs
"La cybersécurité passe d'un poste de charges opérationnelles à un enjeu stratégique de gouvernance. Ceux qui n'investissent pas de manière structurelle s'exposent non seulement à des risques opérationnels, mais aussi à des risques juridiques et de réputation."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
Cyberrésilience: vivre avec l'inévitable
Même en prenant toutes les précautions et mesures de protection, il est impossible de garantir une cybersécurité à 100%. La véritable question qui se pose est la suivante: avec quelle rapidité et quelle maîtrise une organisation peut-elle réagir lorsque les choses tournent mal? L'accent n'est plus mis sur la prévention pure mais sur la cyberrésilience, ce qui nécessite de remplir au moins des conditions minimales:
- Des procédures de crise claires
- Des environnements IT segmentés
- Des back-up en continu
- Et surtout: la sensibilisation des collaborateurs
Des études belges montrent en effet que près de la moitié des entreprises flamandes ont déjà été confrontées à un cyberincident et que l'erreur humaine joue toujours un rôle crucial. En plus d'une stratégie et d'un écosystème bien étudiés, il faut miser sur la sensibilisation, le partage d'informations, les actions de communication interne et la formation du personnel.
"La cybersécurité n'est pas un produit que l'on achète une fois pour toute. C'est une discipline qui vise à éviter des dommages importants, tant au niveau privé qu'au niveau de l'entreprise."
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L'intelligence artificielle change radicalement la nature de la cyberfraude, mais elle permet aussi de créer une défense réfléchie, à grande échelle et avec une efficacité soutenue. Par ailleurs, la cybersécurité est devenue une préoccupation stratégique au niveau de la gouvernance, en partie sous l'effet de réglementations qui inscrivent fermement la résilience numérique dans la loi.
Envie d'en savoir plus sur la cybersécurité?
Pour plus d'infos, consultez les pages de Secure4u, le service anti-fraude de KBC.
Vous voulez protéger votre entreprise contre les cybercriminels ou les fuites de données? Vous pouvez compter sur la Cyberassurance KBC!
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La revalidation à domicile a le vent en poupe: comment bien soutenir vos collaborateurs?
Le secteur de la santé évolue et innove à un rythme effréné. On observe aujourd’hui une nette tendance vers des hospitalisations plus courtes, des hospitalisations de jour et une revalidation à domicile. La durée moyenne d’un séjour passe de plus de 6 jours à 5.1 Le nombre moyen d'hospitalisations de jour grimpe de 58% à près de 70%.2
Cette évolution a des conséquences positives pour la sécurité sociale et, surtout, pour le patient lui-même. Il se rétablit chez lui, dans un environnement familier, court moins de risques d'infection et bénéficie d'une plus grande autonomie. Mais cette tendance s'accompagne également de nouveaux défis, tant pour le patient que pour l’employeur. Durant cette période de revalidation à domicile, les services de confort (services de soins complémentaires), tels que les Comfort Services de KBC Assurances, peuvent contribuer à faciliter la convalescence et à réduire le risque de rechute.
Des soins médicaux aux soins complets
Les soins ne s’arrêtent pas lorsque votre collaborateur rentre chez lui après une opération ou un traitement. Au contraire, c’est souvent à ce moment-là que commence le parcours de revalidation médicale. Les défis sont alors nombreux:
- Comment me procurer les médicaments nécessaires les premiers jours
- Qui va m'aider pour les courses, le ménage et les déplacements
- Comment pouvoir m’occuper de mes enfants pendant ma convalescence?
- Que faire si mon partenaire travaille, si je suis isolé ou si je ne peux pas m’appuyer sur un réseau social?
- …
Les comfort services sont justement là pour répondre à ces besoins pratiques, mais souvent aussi urgents. Ils ne se concentrent pas sur le traitement proprement dit, mais sur le confort et la prise en charge pratique. Vos collaborateurs peuvent ainsi se rétablir dans les meilleures conditions.
Un levier pour un rétablissement plus rapide et plus complet
Les comfort services dans le cadre de la revalidation à domicile ont un objectif commun: offrir au collaborateur autant de tranquillité d'esprit que possible, pour qu’il puisse se focaliser sur un rétablissement rapide et complet. Nous pensons notamment aux services suivants:
- Aide pratique à domicile: aide pour les tâches ménagères légères, les courses ou les repas.
- Solutions de mobilité: aides temporaires, adaptations ergonomiques ou aide pour les déplacements lors des séances de rééducation ou des rendez-vous de contrôle.
- Soutien psychologique et émotionnel: coaching, suivis réguliers ou accompagnement psychosocial visant à réduire le stress et l'incertitude.
- Soutien aux familles: soutien supplémentaire aux partenaires ou aux familles, afin que la pression ne se répercute pas sur le milieu familial.
Bien qu'il n'existe pas d'études formelles évaluant l'effet d'un soutien supplémentaire pendant la revalidation à domicile, plusieurs revues internationales et autres rapports stratégiques montrent que la revalidation dans des conditions confortables favorise une meilleure observance du traitement, une récupération fonctionnelle plus rapide et une probabilité accrue d’un retour durable au travail. D'une étude à l'autre, cette incidence positive varie généralement entre 10 et 25%, en fonction du groupe cible et de la nature du soutien.3
Un investissement stratégique pour les employeurs soucieux du bien-être de leurs collaborateurs
Les Comfort Services ne sont pas un luxe, mais un investissement stratégique dans votre capital humain.
- Rétablissement durable: un risque moindre de rechute, ce qui peut également avoir un effet positif sur le taux d'absentéisme.
- Moins d'absences de longue durée: vous réduisez le risque de complications, de rechute ou d'épuisement mental.
- Implication et loyauté accrues: offrir de l'attention aux moments clés crée un lien de confiance entre le collaborateur et son employeur.
- Une image d'employeur forte et centrée sur l'humain: sur un marché du travail où le bien-être est au cœur des préoccupations, vous vous démarquez en tant qu'employeur en consentant un effort supplémentaire pour vos collaborateurs.
En proposant systématiquement des services de confort supplémentaires – via votre service du personnel, une assurance ou des partenaires externes – vous construisez une culture d'entreprise bienveillante dans laquelle les collaborateurs se sentent reconnus et pris en charge. Ces services facilitent la transition entre l'hospitalisation et le rétablissement. Ils veillent à ce que "rentrer plus vite chez soi" signifie aussi mieux se rétablir, avec plus de confort et moins de soucis.
Et c'est précisément cela qui fait la différence, tant pour vos collaborateurs que pour votre organisation.
Une hospitalisation n'affecte pas seulement les collaborateurs mais également l'entreprise. Les collègues doivent temporairement assumer des tâches supplémentaires, tandis que le service du personnel se charge du suivi administratif, de la communication et du soutien tout au long du parcours. Nous avons élaboré la checklist ci-dessous afin d’aider vos collaborateurs à suivre ce processus de manière structurée, claire et humaine. Elle offre un cadre pratique, de la préparation à la réintégration.
Découvrez les comfort services proposés par KBC Commercial Banking
Pour en savoir plus, consultez la page web de KBC Hospital Care ou discutez-en avec un expert.
1 Centre fédéral d'expertise des soins de santé: Une durée de séjour réduite et davantage d’hospitalisations de jour dans les hôpitaux belges
2 Centre fédéral d'expertise des soins de santé
3 Quelques études et analysesviennent étayer cette affirmation.
- Augustine MR, Davenport C, Ornstein KA, Cuan M, Saenger P, Lubetsky S, Federman A, DeCherrie LV, Leff B, Siu AL. Implementation of Post-Acute Rehabilitation at Home: A Skilled Nursing Facility-Substitutive Model. J Am Geriatr Soc. 2020 Jul;68(7):1584-1593. doi: 10.1111/jgs.16474. Epub 2020 Apr 28. PMID: 32343401; PMCID: PMC12462527.
- MF. Coutu, MJ. Durand, F. O’Hagan et al. Workers’ Worries, Pain, Psychosocial Factors, and Margin of Manoeuvre, in Relation to Outcomes in a Return-to-Work Program: An Exploratory Study. J Occup Rehabil 34, 568–581 (2024). https://doi.org/10.1007/s10926-023-10155-x
- Kerry N. Warner, Roslyn G. Poulos, Andrew M. Cole, Tuan-Anh Nguyen, Fey-Ching Un, Steven G. Faux, Friedbert Kohler, Tara Alexander, Jacquelin T. Capell, Dan R. Hilvert, Claire M. C. O’Connor et Christopher J. Poulos (2025) Re/connecting with “home”: a mixed methods study of service provider and patient perspectives to facilitate implementing rehabilitation in the home for reconditioning, Disability and Rehabilitation, 47:8, 1965-1975, DOI: 10.1080/09638288.2024.2386157
La pension, levier d'une politique RH tournée vers l'avenir
La pension devient un élément stratégique pour les ressources humaines
Pour de nombreux travailleurs salariés, la tranquillité financière revêt de plus en plus d'importance. Un plan de pension solide contribue à leur bien-être, à leur engagement et à leur fidélisation. Les jeunes membres du personnel ont souvent d'autres priorités, et c'est précisément là qu'avoir conscience de la grande différence entre le salaire en fin de carrière et la pension légale joue un rôle crucial: commencer tôt à se constituer une pension fera, à long terme, une fameuse différence.
La pension est donc plus qu'un simple avantage. Il s'agit d'un élément stratégique au niveau des Ressources humaines qui détermine dans quelle mesure la politique que vous menez en tant qu'employeur est tournée vers l'avenir et durable.
La pension complémentaire: pas un luxe mais bien une nécessité
Les chiffres montrent clairement que de nombreuses entreprises n'atteignent pas ce niveau actuellement.
- 1 travailleur salarié sur 3 n'a pas de pension complémentaire active1
- La contribution de 3 travailleurs salariés sur 4 est inférieure à 3% de leur salaire brut2
- Les femmes et les hommes récemment admis à la retraite reçoivent respectivement un capital médian de 5.000 euros et 16.000
euros.3
Les employeurs peuvent donc faire une différence considérable dans ce domaine. En investissant dans une pension complémentaire, par le biais d'une assurance groupe ou d'un fonds de pension, vous renforcez non seulement l'avenir financier de vos travailleurs, mais aussi votre rôle d'employeur attractif et attentif.
De plus en plus d'entreprises recherchent une solution:
- Efficace en termes de coûts
- Gérée de manière professionnelle
- Offrant un potentiel de rendement suffisant
- Transparente pour les membres du personnel
- Et qui réduit l'administration et la charge de travail
C'est là que KBC Pension Fund Solutions intervient en permettant aux entreprises d'accéder à un fonds de pension géré de manière professionnelle, simple et accessible à tous, y compris aux travailleurs salariés.
Valeur ajoutée et priorité
Potentiel de rendement plus élevé
Grâce à une gestion professionnelle des actifs et à une stratégie à long terme claire, les rendements attendus et historiques sont supérieurs à ceux d'une assurance groupe classique à rendement garanti (Branche 21). À titre d'illustration: un rendement supplémentaire de 1% peut représenter jusqu'à 20% de capital pension de plus à long terme.4
Efficacité en termes de coûts et évolutivité
Le modèle multi-employeurs regroupe plusieurs entreprises dans un seul fonds de pension. Cela permet de réaliser des économies d'échelle, de réduire les frais de gestion et d'accroître l'efficacité, ce qui est tout profit pour le rendement.
Prise en charge totale
KBC se charge du suivi, de l'administration et du reporting légal. En tant qu'employeur, vous conservez un droit de regard et de contrôle, sans la complexité opérationnelle. Nous nous engageons également à assurer une communication claire et transparente. Les travailleurs salariés ont ainsi une vision claire du soutien financier que vous leur apportez en tant qu'employeur: non seulement pour leur pension, mais aussi en tant que protection complémentaire en cas d'incapacité de travail et de décès. Cela renforce la compréhension et l'appréciation de cet engagement.
Impact clair au niveau des ressources humaines
Un fonds de pension moderne renforce votre position en tant qu'employeur. Il montre que vous vous engagez en faveur du bien-être, de la sécurité et du long terme, des éléments qui occupent une place de plus en plus importante dans la "Chasse aux talents".
Investissements responsables
KBC opte de manière assumée pour un mode d'investissement durable. Non pas en suivant simplement toutes les tendances du marché, mais en réalisant des investissements ciblés dans des entreprises et des pays qui agissent de manière responsable à l'égard des personnes, de l'environnement et de la collectivité. Vous évitez ainsi, en tant qu'employeur, d'investir dans des activités controversées tout en contribuant à une économie qui mise sur la croissance durable et la création de valeur à long terme, ce qui est également particulièrement apprécié par la jeune génération de travailleurs salariés.
Le fonds de pension, un bon choix dans un monde où règne l'incertitude
Les récentes tensions au Moyen-Orient secouent à nouveau les marchés. La hausse des prix de l'énergie, la volatilité de l'approvisionnement (énergétique) et une nouvelle pression inflationniste entraînent une certaine nervosité sur les marchés financiers et une période d'incertitude sur le plan économique.
Les fonds de pension belges sont spécifiquement conçus pour faire face aux fluctuations de l'économie. Ils ne cèdent pas aux mirages du moment et se concentrent sur une création de valeur durable à long terme. Cela se traduit par une approche globale et réfléchie:
- Portefeuilles diversifiés: actions, obligations, immobilier, infrastructures et investissements alternatifs
- Protection contre l'inflation par le biais d'obligations indexées et d'actifs réels, tels que les infrastructures (énergétiques) et l'immobilier, entre autres.
- Gestion active des risques, les gestionnaires procédant à des ajustements opportuns en cas de chocs du marché
- Investissements périodiques, ce qui permet d'étaler les moments pour acheter et de réduire les risques liés au timing
Cette approche porte ses fruits. Malgré des crises telles que la pandémie, la crise énergétique et les conflits géopolitiques, les rendements à long terme des fonds de pension belges restent remarquablement stables, tournant autour des 5,5%.
En résumé: La pension n'est plus une question secondaire, mais bien un élément essentiel d'une politique RH moderne
L'écart entre le revenu pendant la carrière et le revenu après la pension se creuse. Pour de nombreuses personnes, la pension légale ne suffit pas pour compenser cette baisse de revenus, ce qui peut avoir un impact sur leur niveau de vie. Pour les employeurs, c'est LE moment d'examiner d'un œil critique leur stratégie en matière de pension et de la renforcer.
C'est pourquoi de plus en plus d'employeurs choisissent KBC Pension Fund Solutions comme solution de pension tournée vers l'avenir:
- À long terme, vous créez un revenu potentiellement plus élevé pour vos travailleurs salariés.
- KBC Pension Fund Solutions est synonyme de prise en charge totale.
- Les versements sont investis de manière responsable.
Découvrez comment KBC Pension Fund Solutions peut aider votre organisation à mener une politique de pension durable et tournée vers l'avenir.
1 Par pension complémentaire active, nous entendons que des versements sont effectués, parexemple, dans une assurance groupe ou un fonds de pension.
2 Cette contribution de 3% est considérée comme un minimum pour compléter de manière significative la pension extralégale
3 Rapport annuel 2025 Comité d'étude sur le vieillissement. Rapport annuel 2025 Comité d'étude sur le vieillissement: Le capital médian signifie que 50% du groupe ont moins que les capitaux indiqués et 50% ont plus. Un capital pension de 5.000 euros représente un supplément de 12 euros à la pension mensuelle légale.
4 Les simulations montrent qu'une différence de rendement limitée peut avoir un effet important à long terme. Pour un versement annuel de 1.000 euros, 1% de rendement supplémentaire représente environ 19.000 euros de capital pension supplémentaire après 40 ans (75.400 euros à 3% contre 95.000 euros à 4%). La simulation complète est disponible sur le site web.
5 Source: Pensioplus: Détails
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Nous jouons aux échecs, ils jouent au go
Les entrepreneurs qui commercent avec la Chine traitent avec un pays qui s'est complètement transformé. Tom Van de Weghe dissèque les moteurs sous-jacents qui confèrent à l'économie chinoise son impact mondial. De DeepSeek à la route de la soie numérique en passant par le nouveau plan quinquennal. Le parcours aussi nécessaire que passionnant de l'entrepreneur et sa feuille de route.
La Chine avec laquelle les entreprises et les dirigeants européens travaillent aujourd'hui n'existe plus. C'est sur ce constat sans appel que Tom Van de Weghe, journaliste et spécialiste de la Chine, a ouvert son keynote lors du dernier event AsiaPacific de Commercial Banking.
En 2004, lorsque Tom Van de Weghe se rend en Chine en tant que correspondant de la VRT, il réalise son premier reportage dans l'usine de parquet d'un entrepreneur belge. Il y rencontre Smiley, un jeune ouvrier chinois qui vit et travaille dans l'usine. Vingt ans plus tard, Smiley est de retour, cette fois à travers un message vidéo: il est directeur de la production à l'échelle mondiale, visite des usines sur plusieurs continents et se dit millionnaire. Son histoire personnelle est une brillante métaphore de la Chine: l'évolution depuis les bas salaires et le travail d'exécution jusqu'à l'élargissement d'échelle, la compétence et la confiance en soi.
Selon Tom Van de Weghe, cette transformation est désormais achevée. La Chine n'est plus seulement l'usine du monde: elle en devient de plus en plus l'ingénieur. Le point de basculement semble étonnamment récent - janvier 2025 - lorsqu'un modèle d'IA chinois baptisé DeepSeek provoque une onde de choc à l'échelle internationale. Le modèle est aussi puissant que les meilleures alternatives américaines, mais il a nécessité 90% de puissance de calcul en moins. Il n'est pas le fruit du hasard, affirme Tom Van de Weghe, mais le résultat direct des sanctions américaines qui ont privé la Chine des puces avancées. Leur pénurie a nécessité un haut degré d'efficacité et de créativité et c'est là que l'innovation est née.
Selon lui, la suite des événements est caractéristique de l'approche chinoise. En l'espace de quelques jours, DeepSeek s'est mué d'une expérience technologique en un symbole national. Le timide IT nerd apparaît aux côtés du président Xi Jinping à la télévision nationale, l'IA devient du jour au lendemain une obsession nationale et les parents exigent que leurs enfants apprennent Python. Ce moment modifie non seulement le paysage technologique chinois, mais aussi le terrain concurrentiel sur lequel les entreprises européennes opèrent. Les fournisseurs et les concurrents chinois l'ont compris et agissent en conséquence.
Involution et survivants
Selon Tom Van de Weghe, plusieurs moteurs alimentent cette accélération. Les aides d'État jouent un rôle crucial, mais pas avec la rigidité classique à laquelle les Européens s'attendent souvent. La Chine combine des ressources massives avec une grande précision: fonds pour start-up, subventions R&D locales, entreprises d'État comme clients d'ancrage et fonds nationaux de capital-risque pour le cofinancement. Un deuxième facteur clé est la nouvelle génération d'entrepreneurs: ils sont jeunes, techniquement qualifiés, souvent titulaires d'un diplôme STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) délivré par les meilleures universités, et ils sont fondamentalement différents de leurs prédécesseurs. Ils considèrent le gouvernement non pas comme un obstacle à contourner, mais comme un allié au sein d'un système d'État et de marché intégré.
Ce système produit des résultats. En à peine deux ans, le nombre de modèles d'IA chinois est passé de quelques dizaines à plus de 500. La concurrence est féroce - la Chine a même un mot pour la qualifier: involution, une concurrence extrême avec des rendements en baisse - mais c'est précisément cette pression qui assainit le marché. Les faibles disparaissent et les survivants en sortent plus forts. Ils combinent vitesse, prix et qualité avec une compétitivité mondiale.
Tom Van de Weghe souligne par ailleurs un paradoxe: la Chine développe une IA de classe mondiale, mais pour l'instant, elle ne parvient pas vraiment à monétiser cette technologie sur le plan commercial. Les revenus des consommateurs chinois restent limités par rapport à ceux des consommateurs américains. Et c'est précisément là que Tom Van de Weghe entrevoit un levier potentiel pour l'Europe. Les entreprises européennes sont traditionnellement plus fortes en matière de commercialisation, de création de marques et de modèles économiques durables. Ce fossé n'est pas une garantie, mais une opportunité, à condition que l'Europe se montre suffisamment rapide.
L'Amérique a la force militaire, la Chine a les usines, mais l'Europe a une société où les gens veulent encore vivre.
Journalist en China-kenner Tom Van de Weghe
Car selon Tom Van de Weghe, la menace ne réside pas dans les modèles d'IA chinois en tant que tels, mais dans l'utilisation qu'en font les entreprises chinoises. La Chine a une autre approche de l'IA que la Silicon Valley. Alors que les États-Unis se concentrent sur la construction du modèle le plus puissant et rêvent de l'AGI (Artificial General Intelligence), la Chine mise sur un déploiement de l'IA universel, rapide et bon marché. L'IA en tant qu'infrastructure, à l'instar de l'électricité: il n'est pas nécessaire d'avoir la dynamo la plus puissante du monde pour éclairer un milliard de foyers, lorsqu'une dynamo assez performante, associée à un excellent réseau électrique, suffit. Disponible partout et immédiatement applicable. Cela se traduit par les "usines sombres", ces bâtiments industriels sans lumière, des lignes de production robotisées et une intégration sans précédent de l'IA dans la fabrication, la logistique et l'agriculture.
La route de la soie numérique
Cette logique ne s'arrête pas aux frontières de la Chine. Grâce à ce que Tom Van de Weghe appelle la route de la soie numérique, la Chine déploie des infrastructures cloud, des modèles d'IA et des centres de données en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. Des pays comme Singapour, le Brésil et la Malaisie optent de plus en plus pour la technologie chinoise, non pas pour des raisons idéologiques, mais dans une logique coût-bénéfice. Pour les entreprises européennes qui ont des clients dans ces régions, il ne s'agit pas d'un scénario du futur, mais de la réalité d'aujourd'hui.
L'Europe, et la Belgique en particulier, se trouvent dans une position quelque peu inconfortable à cet égard. Aujourd'hui déjà, notre pays est en effet une plaque tournante logistique majeure dans les échanges Chine-Europe, avec des liaisons ferroviaires reliant directement les villes provinciales chinoises à Anvers. Dans le même temps, la dépendance s'accroît: des ressources rares aux batteries, des VE à l'infrastructure cloud. Les dépendances qui semblaient autrefois économiques deviennent de plus en plus des risques opérationnels et géopolitiques.
Toutefois, selon Tom Van de Weghe, nous ne devons pas sombrer dans le catastrophisme car même si la fenêtre d'opportunité se réduit de plus en plus, nous ne devons pas oublier nos propres forces. La Chine est confrontée à de réels problèmes structurels: crise immobilière, déflation, chômage des jeunes et surcapacité dans plusieurs secteurs. Mais il serait dangereux de la sous-estimer, prévient-il. Même si de nombreuses entreprises se cassent les dents, celles qui survivent sortent grandies, soutenues par l'échelle, l'automatisation et le pouvoir de l'État.
La question clé pour l'Europe n'est donc pas de savoir si la coopération avec la Chine est souhaitable, mais comment l'organiser. Conserver sa pertinence implique de réévaluer son exposition, de regarder plus loin et de comprendre que les fournisseurs d'aujourd'hui peuvent être les concurrents de demain. Des ouvertures subsistent par ailleurs: dans les services, la finance verte, l'économie des seniors comme les retraites, les infrastructures financières et le segment haut de gamme du marché des consommateurs. Mais ces opportunités exigent d'être rapide, d'avoir une vision stratégique et surtout, d'agir.
Mais avant tout, nous devons jouer notre propre jeu, estime Tom Van de Weghe. Et la métaphore du jeu sera la conclusion idéale. Le go ou weiqi, un jeu chinois difficile, est le plus ancien jeu de société au monde. Le but est de gagner non pas en attaquant frontalement son adversaire ou en le détruisant (comme aux échecs), mais en agrandissant son territoire et en encerclant l'adversaire. La Chine pense en termes de modèles, de positionnement, de long terme. Prenez par exemple les rachats ou prises de participation de la Chine dans les ports et les chemins de fer du monde entier. Le défi pour l'Europe n'est pas de copier le jeu de la Chine, mais de jouer le sien, en faisant de la transparence, de la diversité et de l'État de droit des atouts stratégiques. Entre la peur et l'opportunité se dresse un pont. Mais pour le franchir, il faut avancer.
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