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Maîtriser, fidéliser et recruter - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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Maîtriser, fidéliser et recruter

Tom Dejonghe, Sylva De Craecker, Acerta

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Plus de la moitié des petites et moyennes entreprises de notre pays (52,5%) prévoient d'embaucher du personnel supplémentaire cette année. Ce taux n’a jamais été aussi élevé ces dernières années. Plus d’une PME sur trois estime donc que les perspectives économiques pour le semestre à venir sont positives, tandis qu’une sur quatre se montre moins optimiste. Près de 6 petites et moyennes entreprises belges sur 10 prévoient en effet de tenter de réduire encore davantage leurs coûts au cours des six prochains mois en raison de la conjoncture économique difficile et instable. C’est ce qui ressort du baromètre semestriel de l’emploi des PME réalisé par le prestataire de services RH Acerta en collaboration avec les organisations professionnelles ETION et VKW Limburg.

Deux fois par an, Acerta et les organisations professionnelles ETION et VKW Limburg sondent les attentes futures des PME belges de 5 à 100 travailleurs. Comment les dirigeants de PME envisagent-ils les six prochains mois? Compte tenu du contexte économique difficile, les entreprises misent moins sur la croissance et davantage sur la gestion des coûts (58,3%) et l’efficacité, comme le montre l’enquête. Cela se traduit principalement par des réorganisations internes du personnel (31,3%), des recrutements reportés (24,4%) et des prévisions de licenciements assez élevées. 15,3% des PME pensent devoir licencier des salariés sous contrat à durée indéterminée au cours des six prochains mois.

Pourtant, les chiffres font également état d’évolutions positives. Plus de la moitié des dirigeants de PME (52,5%) ont l’intention de recruter du personnel supplémentaire au cours des six prochains mois. Il s’agit de la proportion la plus élevée depuis les débuts du baromètre PME en 2021.

C’est assez frappant, compte tenu des évolutions fulgurantes de l’IA, qui entraînent la disparition de certaines fonctions ou leur réorientation. De plus, 13,2% pensent qu’elles pourront également recruter ces collaborateurs "(très) facilement". Ce taux a presque doublé par rapport à la précédente enquête réalisée il y a six mois, où à peine 7,3% des personnes interrogées considéraient cette recherche comme "facile". Cet optimisme n’empêche toutefois pas que 60,4% des entreprises continuent de trouver particulièrement difficile de recruter des talents adaptés.

Kathelijne Verboomen, directrice du Centre de connaissances Consult chez Acerta: "L’enthousiasme croissant à l’idée de recruter témoigne de la résilience des PME. Les dirigeants d’entreprise prennent conscience que le contexte économique turbulent actuel est la nouvelle norme dans laquelle ils doivent évoluer. L’imprévisible est la seule certitude. Petit à petit, ils adaptent leur activité à cette nouvelle réalité et découvrent de nouvelles perspectives commerciales pour lesquelles ils doivent rechercher des talents adaptés. Dans le même temps, notre baromètre nuance le discours dominant sur l’IA: les PME s’attendent surtout à ce que l’intelligence artificielle rende leur fonctionnement plus efficace à court terme (55,6%), tandis que les conséquences attendues en termes de suppression d’emplois restent pour l’instant limitées (16,3%)."

Geert Janssens, économiste en chef chez ETION: "Les résultats témoignent d’une combinaison remarquable de réalisme et de confiance. Les PME se préparent à un contexte économique incertain en misant davantage sur l’efficacité, la numérisation et la gestion des coûts, tout en continuant à investir dans leurs collaborateurs. Ce nombre record d’entreprises souhaitant recruter du personnel supplémentaire montre que de nombreux dirigeants d’entreprise continuent de voir des opportunités de croissance. Le défi consistera à associer l’innovation technologique, notamment l’IA, à des investissements dans les compétences et la productivité. Pour les PME, il s’agit de la seule façon de renforcer durablement leur compétitivité."

Le recrutement de talents reste un défi majeur pour les PME

L’enthousiasme à l’idée de recruter grandit, mais cela ne fait pas du recrutement une réalité. On constate que la recherche et la fidélisation des talents restent de loin les principaux défis en matière de ressources humaines pour les PME. Près de 6 employeurs PME sur 10 (57,5%) considèrent que le recrutement des bons collaborateurs figure parmi les trois principaux défis pour le reste de l’année 2026. Viennent ensuite la fidélisation des collaborateurs (47,5%) et la promotion du bien-être mental (36,8%).

Kathelijne Verboomen: "À la question de savoir dans quels domaines des ressources humaines les dirigeants de PME souhaitent investir au cours des six prochains mois pour relever ces défis, 36,9% placent la "formation et le développement des collaborateurs" en tête de liste. En investissant dans la reconversion (reskilling) et le perfectionnement (upskilling), vous rendez les collaborateurs durablement employables et vous les orientez vers de nouveaux rôles et de nouvelles tâches. Les employeurs souhaitent quant à eux pallier l’absentéisme en investissant dans "le bien-être, un travail faisable et la prévention" (25,8%). Un peu moins de 23% des employeurs prévoient d’investir dans la "numérisation et/ou l’automatisation des processus RH" afin de répondre aux besoins en talents qualifiés."

Ruben Lemmens, administrateur délégué auprès de VKW Limburg: "Le fait que, malgré un contexte économique difficile, les PME continuent aujourd’hui à miser de manière ambitieuse sur le recrutement en dit long sur leur esprit d’entreprise et leur forte orientation vers la croissance. Cela mérite d’être salué. Dans le même temps, nous constatons que, bien que la pénurie de main-d’œuvre ait quelque peu diminué, la plupart des PME continuent de rencontrer de grandes difficultés pour trouver du personnel qualifié."

"Il est encourageant de constater qu’autant d’entreprises s’investissent fortement dans la formation et le développement. Elles cherchent non seulement des solutions pour aujourd’hui, mais elles s’attachent aussi délibérément à renforcer l’employabilité durable et à préparer les emplois de demain. C’est précisément pour cette raison que les autorités doivent tout mettre en œuvre pour que l’entrepreneuriat reste viable: en simplifiant la réglementation, en fluidifiant les procédures d’autorisation et en réduisant autant que possible les charges administratives, notamment dans le cadre de la législation sur la transparence salariale."

Maîtriser les frais de personnel

En raison des difficultés rencontrées pour trouver du personnel qualifié, combinées à des perspectives économiques pas toujours très optimistes (23,1% des dirigeants d’entreprise les estiment plutôt très négatives), les PME s’efforcent également davantage de maîtriser leurs frais de personnel. Bien que près d’un dirigeant d’entreprise sur trois (29,8%) n’ait pas l’intention de prendre des mesures pour réduire les frais de personnel, 31,3% d’entre eux procèdent à une réorganisation des tâches et des fonctions au sein de leur entreprise. Près d’autant de PME (27,2%) misent sur la numérisation et/ou l’automatisation afin de réduire leurs coûts, tandis que 23,9 % prévoient de reporter ou de limiter leurs embauches.

Figuur 3 Hoe willen de kmo-werkgevers de personeelskosten indammen het volgende semester? – KMO Werkbarometer

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À propos des chiffres

Ces données sont issues du dernier baromètre de l’emploi des PME qui est réalisé deux fois par an par Acerta, en collaboration avec les organisations professionnelles ETION et VKW Limburg, auprès d'employeurs-PME (de 5 à 100 travailleurs). 308 PME ont participé à la présente édition de mai 2026.

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Sauf indication contraire expresse, toutes les informations que vous consultez ou obtenez ici ont une valeur non contraignante et purement informatives. Il est mis à jour du mieux qu’il peut et à intervalles réguliers. Cependant, KBC Bank NV ne garantit pas l’actualité, l’exactitude, l’exactitude, l’exhaustivité ou l’adéquation de ces informations. Les informations fournies ici ne constituent pas un conseil ni une offre de vente de produits ou services et ne sont pas destinées à un usage commercial. Vous restez entièrement responsable des conséquences de l’utilisation que vous faites de ces informations. Les droits de propriété intellectuelle sur les informations, publications et données fournis ici appartiennent à KBC Bank NV ou à des tiers et vous devez vous abstenir de toute contrefaçon. Sauf consentement écrit préalable expresse de KBC Bank NV, toute transmission, vente, distribution ou reproduction de ces informations est interdite.

La soif de puissance de calcul de l'IA - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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La soif de puissance de calcul de l'IA

L'essor de l'intelligence artificielle (IA) stimule la demande de puissance de calcul. Mais les centres de données d'IA sont construits plus vite qu'ils ne sont connectés au réseau, ce qui fait de l'électricité un goulot d'étranglement majeur.

La puissance de calcul est le moteur de notre économie et de notre société numériques. C'est surtout aux États-Unis que de grands centres de données, sortes de superordinateurs fournissant la puissance de calcul, sortent de terre à un rythme effréné. "La demande de puissance de calcul est beaucoup plus importante que l'offre", déclare Joris Franck, Portfolio Manager et expert technologie chez KBC Asset Management.

La demande de puissance de calcul augmente depuis des décennies: des puces plus puissantes permettent de nouvelles applications qui, à leur tour, stimulent la demande. "L'IA lui a aujourd'hui donné un solide coup de pouce. C'est comme si sur la même autoroute numérique ne circulaient plus des voitures, mais des camions."

Capital et électricité

La construction de centres de données supplémentaires n'est pas la solution. "Les centres de données d'IA sont extrêmement intensifs en capital et techniquement complexes. Chaque nouveau centre de données repousse les limites du possible", déclare Joris Franck. "En outre, ils diffèrent fondamentalement de leurs prédécesseurs. Les centres de données classiques fonctionnent principalement avec des CPU (Central Processing Unit) et prennent en charge des applications telles que les sites web, le streaming et les logiciels cloud. Les centres de données d'IA sont construits pour entraîner et utiliser des modèles d'IA."

Cette différence se rencontre également au niveau du hardware. "Les centres de données d'IA fonctionnent principalement avec des GPU (Graphics Processing Unit) ou accélérateurs d'IA. Les ingénieurs font travailler ensemble des centaines de milliers - et bientôt peut-être des millions - de GPU dans un seul cluster. Un million de GPU coûte facilement 30 milliards de dollars. Et c'est sans compter le bâtiment, l'alimentation électrique et le reste de l'infrastructure."

La part physique de cette infrastructure se résume essentiellement à la demande d'énergie. "Les plus grands centres de données d'IA sont conçus pour consommer en permanence environ un gigawatt", explique Jonas Theyssens, Portfolio Manager et expert industrie chez KBC Asset Management. "Cela représente environ 24 gigawattheures par jour, ce qui équivaut approximativement à la consommation quotidienne de quelque 750 000 ménages."

"Aux États-Unis, pour la première fois depuis une quinzaine d'années, on observe une nette augmentation de la demande d'électricité", explique Jonas Theyssens. "La combinaison de l'électrification des voitures et des pompes à chaleur, et des centres de données en tant que nouveaux gros consommateurs, engendre une hausse structurelle de la demande." Pourtant, selon Jonas Theyssens, la racine du problème ne réside pas dans une pénurie absolue d'électricité. "Le problème fondamental est que l'électricité est un produit physique qui doit être fourni localement en continu. L'électricité ne se déplace pas facilement. Et c'est précisément là que le bât blesse: les centres de données se concentrent dans des régions spécifiques où ils monopolisent d'énormes capacités simultanément."

Le monde numérique raisonne en trimestres, alors que le monde de l'électricité compte en années ou en décennies. Sans connexion, même le centre de données le plus avancé reste une boîte vide.

Jonas Theyssens, Portfolio Manager et expert industrie KBC Asset Management

Cela provoque un goulot d'étranglement dans le réseau électrique. "Historiquement, les réseaux n'ont pas été conçus pour de tels pics de charge et encore moins pour le rythme auquel nous lançons de nouveaux projets. Le time-to-power devient par conséquent crucial. La construction d'un centre de données est relativement rapide (de l'ordre d'un an et demi à deux ans), mais l'accès à l'électricité prend beaucoup plus de temps. Dans certaines régions, les délais d'attente pour le raccordement au réseau peuvent atteindre sept ans. Le monde numérique raisonne en trimestres, alors que le monde de l'électricité compte en années ou en décennies. Sans connexion, même le centre de données le plus avancé reste une boîte vide."

Dans certains cas, un agent d'IA peut même coûter plus cher qu'un collaborateur humain.

Joris Franck, Portfolio Manager et expert technologie KBC Asset Management

Entre-temps, le prochain accélérateur de la demande se profile déjà. "Les agents d'IA consomment facilement dix mille fois plus de puissance de calcul qu'un chatbot", explique Joris Franck. "Il s'agit de logiciels qui exécutent des tâches de manière autonome en pilotant des modèles d'IA sous-jacents. Ces modèles traitent les instructions et les informations sous forme de tokens, soit de petits fragments de texte ou de données. Il se dit que des entreprises auraient déjà épuisé en quelques mois leur budget de tokens d'une année. Dans certains cas, un agent d'IA peut même coûter plus cher qu'un collaborateur humain.

Disclaimer:
Ce document est une publication de KBC Asset Management NV (KBC AM). Les informations et les chiffres fournis sont pour un instantané et peuvent être modifiés sans préavis. Ces informations ne garantissent pas l’avenir. Ces informations ne doivent pas être considérées comme un conseil d’investissement ni une recommandation d’investissement. Aucune partie de ce document ne peut être reproduite sans l’autorisation écrite expresse préalable de KBC AM. Ces informations sont soumises à la loi belge et à la compétence exclusive des tribunaux belges.

Pression au travail - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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Pression au travail

Tom Dejonghe, Sylva De Craecker - Acerta

La charge de travail, le bien-être au travail, la santé mentale et physique des travailleurs sont autant de points qui, ces dernières années, sont devenus des éléments incontournables d’une politique du personnel professionnelle. La charge de travail est-elle plus qu'un simple mot à la mode? Et que révèlent les chiffres?

L'expert en ressources humaines Acerta a interrogé quelque 2 000 travailleurs de notre pays sur la manière dont ils ont perçu leur travail, et plus particulièrement leur charge de travail, au cours des six derniers mois. Plus de 600 entreprises ont également été interrogées. Et qu’en est-il ressorti? Près d’un Belge sur deux (45,9%) estime que cette charge de travail est clairement trop élevée. Un peu moins de la moitié (49,1%) juge sa charge de travail équilibrée. Une petite minorité (environ 5%) considère que la charge de travail est (beaucoup) trop faible, ce qui fait planer le risque d’un bore-out.

Il est frappant de constater que les employeurs pensent également que la charge de travail est assez élevée au sein de leur organisation. 45,7% des employeurs partagent cet avis. Selon près de la moitié des employeurs (47,2%) et plus de la moitié des travailleurs (54,9%), cette charge de travail a en outre augmenté légèrement à fortement au cours de l’année écoulée.

Pourquoi la charge de travail a-t-elle augmenté au cours de l’année écoulée? 27% des travailleurs et 25,2% des employeurs citent le manque de personnel comme cause principale. En deuxième position, tant chez les travailleurs que chez les employeurs, figure la multiplication des tâches et des responsabilités. Celle-ci est la principale raison de l’augmentation de la charge de travail pour 26% des travailleurs et 16,7% des employeurs.

Priorité au bien-être

Pour que le travail reste faisable, de nombreuses entreprises mettent en place diverses initiatives en matière de bien-être. Celles-ci se sont multipliées ces dernières années en raison de l’intérêt accru pour les malades de longue durée dans notre pays. Sept entreprises sur dix (69,6%) proposent désormais des conditions de travail flexibles, afin que les travailleurs puissent mieux répartir leur charge de travail.

71,1% s’engagent à proposer un travail plus épanouissant à chaque travailleur individuel. À cet égard, les employeurs mettent surtout l’accent sur l’autonomie et la latitude décisionnelle dans le travail (43,8%). Les travailleurs y voient également la première source de satisfaction (37%) dans leur job.

Par ailleurs, les employeurs accordent beaucoup d'importance à une culture d’équipe solide et à la collaboration (40,7%). Les travailleurs (24%) sont nettement moins nombreux à y voir une priorité. À l’inverse, seuls 22,5% des employeurs misent sur la diversité des tâches comme source de travail valorisant. Les travailleurs (34%) y voient pourtant la deuxième source de satisfaction la plus importante.

La réintégration si le travailleur décroche malgré tout

Dans notre pays, près de 7 travailleurs sur 10 (69%) indiquent qu’ils se sentent bien dans leur travail, malgré une charge de travail élevée. Par ailleurs, les initiatives en matière de bien-être, par lesquelles les employeurs tentent de réduire la charge de travail, ne résolvent pas tout. Près d’un quart des travailleurs (24%) ont encore le sentiment d’être au bord du burn-out.

Près de 2 employeurs sur 10 (19,9%) indiquent avoir dû gérer, au cours de l’année écoulée, la réintégration de malades de longue durée. Selon les employeurs (61,7%), cette réintégration s’est généralement inscrite dans un trajet officiel de réintégration. Les organisations se montrent plutôt positives quant au succès de leurs initiatives en matière de réintégration. Près de 7 sur 10 s’attribuent une note de 7 ou plus sur 10 dans ce domaine.

Kristel Minten, experte en réintégration chez Acerta: "Miser de manière préventive sur le bien-être et la réintégration est crucial pour garder les travailleurs en poste le plus longtemps possible. Plus que jamais, surtout aujourd’hui, en cette période de pénurie sur le marché du travail. Il est donc réjouissant de constater que les employeurs s'efforcent de promouvoir le bien-être au travail, grâce à des initiatives qui constituent aussi souvent une priorité pour les travailleurs."

Kristel Minten: "Il est essentiel d'accompagner et de suivre vers un retour durable au travail les collaborateurs qui décrocheraient malgré tout, en raison d’une combinaison de facteurs. Ce processus est tout sauf simple. L'élaboration par les entreprises d'une politique claire, définissant clairement et appliquant de façon cohérente les accords et les responsabilités de toutes les parties concernées, maximise les chances d’un retour durable."

À propos des chiffres

Les données proviennent de l’enquête Miroir annuelle réalisée par Acerta avec le soutien de Bart Meuleman, sociologue et spécialiste en méthodologie d'enquête et professeur à la KU Leuven. L'enquête a été réalisée par le bureau d'études Indiville auprès d'un échantillon représentatif de plus de 600 employeurs belges et plus de 2.000 travailleurs.
Les données relatives aux employeurs ont été pondérées afin d’être représentatives de la Belgique, sur la base du nombre de travailleurs dans les entreprises en activité. Les données relatives aux travailleurs ont été pondérées en fonction du statut, de l’âge, du sexe et de la langue, afin qu’elles soient représentatives de la population active belge.

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Des opportunités commerciales, de la Saxe à la Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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Des opportunités commerciales, de la Saxe à la Rhénanie-du-Nord-Westphalie

L'Allemagne offre de nombreuses opportunités de croissance aux entreprises belges, mais la réussite passe par une approche ciblée. Cet article, qui se penche sur les secteurs et les Länder présentant les meilleures opportunités, montre comment les entreprises peuvent concrètement préparer leur entrée sur le marché allemand.

L'Allemagne reste un marché particulièrement intéressant pour les entreprises belges. Lors de notre event consacré à l’Allemagne, Margit Kunz (Chief Executive Director, AHK debelux) nous a servi de guide. Margit connaît parfaitement le marché allemand et la coopération avec les entreprises belges. Forte de cette expertise, elle a dressé le tableau des secteurs offrant aujourd'hui les meilleures opportunités commerciales: des infrastructures et de la numérisation à la protection du climat, en passant par la sécurité, les soins de santé et la construction de logements. Le profil économique varie aussi considérablement d’un Land à l’autre. C’est précisément pour cette raison qu’il est important de se concentrer sur les régions affichant une complémentarité maximale avec l’expertise belge.

Des opportunités générales en Allemagne

Pour les entreprises belges, les principales opportunités résident aujourd’hui dans la numérisation et les technologies de l’information, les solutions cloud, les plateformes d’IA, la transition énergétique, la protection du climat, les projets d’infrastructure et les nouveaux investissements dans la sécurité et la défense. Par ailleurs, l’Allemagne reste un marché industriel solide présentant de nombreuses complémentarités avec les acteurs belges dans les domaines des machines, de la technologie et des services spécialisés. Des thèmes tels que la transmission d’entreprise et la collaboration avec des partenaires locaux peuvent également ouvrir de nouvelles perspectives.
Les Länder les plus pertinents pour nos entreprises.

Les Länder les plus pertinents pour nos entreprises

Saxe

La Saxe, avec sa capitale Dresde, est une région intéressante pour les entreprises belges grâce à son solide ancrage dans les ICT et les semi-conducteurs. Ce Land entretient en outre déjà des liens étroits avec la Belgique, notamment via des collaborations dans le domaine de la technologie des puces électroniques. Son économie allie une base industrielle solide à un important secteur des services, tandis que le secteur de la construction y est aussi très largement représenté. La Saxe offre donc un point d’ancrage attractif pour les entreprises actives dans les domaines de la technologie, de la numérisation ou de l’innovation industrielle.

Hesse

La Hesse se positionne en tant que plaque tournante logistique et financière de l’Allemagne. Bien que Wiesbaden en soit la capitale, c’est surtout Francfort qui est reconnue à l’échelle internationale en tant que centre financier, avec avant tout son secteur bancaire et une importante économie de services. La présence de la KfW confère à la région un intérêt particulier pour les entreprises en quête de financements liés à l’innovation ou au climat, notamment dans le cadre de leur collaboration avec des partenaires allemands. La Hesse revêt donc un intérêt particulier pour les entreprises des secteurs de la finance, de la logistique, de la consultance et des services aux entreprises.

Bade-Wurtemberg

Le Bade-Wurtemberg, avec sa capitale Stuttgart, est connu pour être le pays des "champions cachés", ces entreprises spécialisées qui sont des acteurs mondiaux dans leur niche. La technologie et l’industrie constituent le pilier de son économie, avec une part industrielle particulièrement élevée. La région de Stuttgart abrite en outre un solide écosystème de grands groupes industriels, de sous-traitants spécialisés et d’universités de premier plan. Pour les entreprises belges dotées d’une expertise en ingénierie, en production, en R&D ou en partenariat technologique, le Bade-Wurtemberg est donc l’une des régions les plus prometteuses d’Allemagne.

Bavière

La Bavière possède un pôle économique largement concentré autour de Munich, sa capitale, et de la Haute-Bavière. La région combine la présence de groupes industriels internationaux tels que Siemens, Infineon et BMW avec un puissant écosystème d’innovation s'articulant autour de l’Université technique de Munich. La Bavière est ainsi devenue un hot spot de la high tech, de la deep tech, de la recherche et des start-up. L’industrie manufacturière y reste également très présente. Pour les entreprises belges axées sur la technologie, l’innovation ou la coopération industrielle, la Bavière représente un marché particulièrement dynamique.

Rhénanie-du-Nord-Westphalie

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie est sans aucun doute l’un des Länder allemands les plus importants pour les entreprises belges. Voisine directe de la Belgique, la région entretient des relations commerciales particulièrement étroites, notamment via le port d’Anvers. Ce Land possède un poids économique important, une population nombreuse et une solide base industrielle, associée à une part élevée de production. Grâce à son envergure et à cette proximité, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie constitue une première étape logique pour les entreprises belges qui souhaitent pénétrer le marché allemand ou y étendre leurs activités.

Des opportunités supplémentaires de coopération

Outre les atouts économiques traditionnels, de nouvelles opportunités émergent également dans des domaines d’innovation comme les "net zero valleys" de la région rhénane. Ces zones misent sur l’économie circulaire, l’innovation et la coopération entre les entreprises et les pouvoirs publics. La distribution d’énergie et la future coopération dans le domaine de l’hydrogène font également de l’Allemagne et de la Belgique des partenaires complémentaires. Pour les entreprises innovantes, cela pourrait être le moment idéal pour se positionner d'emblée dans de nouveaux projets transfrontaliers et chaînes de valeur.

La Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise-allemande (AHK debelux)

La Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise-allemande (AHK debelux) accompagne les entreprises belges de différentes manières dans leur expansion vers l’Allemagne. Margit Kunz a expliqué que l’organisation, qui dispose de bureaux à Cologne et à Bruxelles, apporte notamment son aide pour le payroll des travailleurs en Allemagne, la création d’une entreprise et la collecte d’informations de marché sur des régions et des secteurs spécifiques.

AHK debelux dispose en outre d’un vaste réseau grâce à ses liens avec le ministère allemand de l’Économie et à sa collaboration avec divers partenaires. L’accompagnement vers des salons professionnels, notamment à Berlin, Stuttgart et Hambourg, fait également partie de son offre. AHK debelux se positionne ainsi comme un partenaire pratique et bien ancré pour les entreprises qui souhaitent développer leurs activités en Allemagne. 

Cet article est le troisième d'une série publiée à la suite de l’event consacré à l’Allemagne qui s’est tenu en avril dernier. Pour les lecteurs qui souhaiteraient relire les articles précédents:

 

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