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La soif de puissance de calcul de l'IA - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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La soif de puissance de calcul de l'IA

L'essor de l'intelligence artificielle (IA) stimule la demande de puissance de calcul. Mais les centres de données d'IA sont construits plus vite qu'ils ne sont connectés au réseau, ce qui fait de l'électricité un goulot d'étranglement majeur.

La puissance de calcul est le moteur de notre économie et de notre société numériques. C'est surtout aux États-Unis que de grands centres de données, sortes de superordinateurs fournissant la puissance de calcul, sortent de terre à un rythme effréné. "La demande de puissance de calcul est beaucoup plus importante que l'offre", déclare Joris Franck, Portfolio Manager et expert technologie chez KBC Asset Management.

La demande de puissance de calcul augmente depuis des décennies: des puces plus puissantes permettent de nouvelles applications qui, à leur tour, stimulent la demande. "L'IA lui a aujourd'hui donné un solide coup de pouce. C'est comme si sur la même autoroute numérique ne circulaient plus des voitures, mais des camions."

Capital et électricité

La construction de centres de données supplémentaires n'est pas la solution. "Les centres de données d'IA sont extrêmement intensifs en capital et techniquement complexes. Chaque nouveau centre de données repousse les limites du possible", déclare Joris Franck. "En outre, ils diffèrent fondamentalement de leurs prédécesseurs. Les centres de données classiques fonctionnent principalement avec des CPU (Central Processing Unit) et prennent en charge des applications telles que les sites web, le streaming et les logiciels cloud. Les centres de données d'IA sont construits pour entraîner et utiliser des modèles d'IA."

Cette différence se rencontre également au niveau du hardware. "Les centres de données d'IA fonctionnent principalement avec des GPU (Graphics Processing Unit) ou accélérateurs d'IA. Les ingénieurs font travailler ensemble des centaines de milliers - et bientôt peut-être des millions - de GPU dans un seul cluster. Un million de GPU coûte facilement 30 milliards de dollars. Et c'est sans compter le bâtiment, l'alimentation électrique et le reste de l'infrastructure."

La part physique de cette infrastructure se résume essentiellement à la demande d'énergie. "Les plus grands centres de données d'IA sont conçus pour consommer en permanence environ un gigawatt", explique Jonas Theyssens, Portfolio Manager et expert industrie chez KBC Asset Management. "Cela représente environ 24 gigawattheures par jour, ce qui équivaut approximativement à la consommation quotidienne de quelque 750 000 ménages."

"Aux États-Unis, pour la première fois depuis une quinzaine d'années, on observe une nette augmentation de la demande d'électricité", explique Jonas Theyssens. "La combinaison de l'électrification des voitures et des pompes à chaleur, et des centres de données en tant que nouveaux gros consommateurs, engendre une hausse structurelle de la demande." Pourtant, selon Jonas Theyssens, la racine du problème ne réside pas dans une pénurie absolue d'électricité. "Le problème fondamental est que l'électricité est un produit physique qui doit être fourni localement en continu. L'électricité ne se déplace pas facilement. Et c'est précisément là que le bât blesse: les centres de données se concentrent dans des régions spécifiques où ils monopolisent d'énormes capacités simultanément."

Le monde numérique raisonne en trimestres, alors que le monde de l'électricité compte en années ou en décennies. Sans connexion, même le centre de données le plus avancé reste une boîte vide.

Jonas Theyssens, Portfolio Manager et expert industrie KBC Asset Management

Cela provoque un goulot d'étranglement dans le réseau électrique. "Historiquement, les réseaux n'ont pas été conçus pour de tels pics de charge et encore moins pour le rythme auquel nous lançons de nouveaux projets. Le time-to-power devient par conséquent crucial. La construction d'un centre de données est relativement rapide (de l'ordre d'un an et demi à deux ans), mais l'accès à l'électricité prend beaucoup plus de temps. Dans certaines régions, les délais d'attente pour le raccordement au réseau peuvent atteindre sept ans. Le monde numérique raisonne en trimestres, alors que le monde de l'électricité compte en années ou en décennies. Sans connexion, même le centre de données le plus avancé reste une boîte vide."

Dans certains cas, un agent d'IA peut même coûter plus cher qu'un collaborateur humain.

Joris Franck, Portfolio Manager et expert technologie KBC Asset Management

Entre-temps, le prochain accélérateur de la demande se profile déjà. "Les agents d'IA consomment facilement dix mille fois plus de puissance de calcul qu'un chatbot", explique Joris Franck. "Il s'agit de logiciels qui exécutent des tâches de manière autonome en pilotant des modèles d'IA sous-jacents. Ces modèles traitent les instructions et les informations sous forme de tokens, soit de petits fragments de texte ou de données. Il se dit que des entreprises auraient déjà épuisé en quelques mois leur budget de tokens d'une année. Dans certains cas, un agent d'IA peut même coûter plus cher qu'un collaborateur humain.

Disclaimer:
Ce document est une publication de KBC Asset Management NV (KBC AM). Les informations et les chiffres fournis sont pour un instantané et peuvent être modifiés sans préavis. Ces informations ne garantissent pas l’avenir. Ces informations ne doivent pas être considérées comme un conseil d’investissement ni une recommandation d’investissement. Aucune partie de ce document ne peut être reproduite sans l’autorisation écrite expresse préalable de KBC AM. Ces informations sont soumises à la loi belge et à la compétence exclusive des tribunaux belges.

Pression au travail - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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Pression au travail

Tom Dejonghe, Sylva De Craecker - Acerta

La charge de travail, le bien-être au travail, la santé mentale et physique des travailleurs sont autant de points qui, ces dernières années, sont devenus des éléments incontournables d’une politique du personnel professionnelle. La charge de travail est-elle plus qu'un simple mot à la mode? Et que révèlent les chiffres?

L'expert en ressources humaines Acerta a interrogé quelque 2 000 travailleurs de notre pays sur la manière dont ils ont perçu leur travail, et plus particulièrement leur charge de travail, au cours des six derniers mois. Plus de 600 entreprises ont également été interrogées. Et qu’en est-il ressorti? Près d’un Belge sur deux (45,9%) estime que cette charge de travail est clairement trop élevée. Un peu moins de la moitié (49,1%) juge sa charge de travail équilibrée. Une petite minorité (environ 5%) considère que la charge de travail est (beaucoup) trop faible, ce qui fait planer le risque d’un bore-out.

Il est frappant de constater que les employeurs pensent également que la charge de travail est assez élevée au sein de leur organisation. 45,7% des employeurs partagent cet avis. Selon près de la moitié des employeurs (47,2%) et plus de la moitié des travailleurs (54,9%), cette charge de travail a en outre augmenté légèrement à fortement au cours de l’année écoulée.

Pourquoi la charge de travail a-t-elle augmenté au cours de l’année écoulée? 27% des travailleurs et 25,2% des employeurs citent le manque de personnel comme cause principale. En deuxième position, tant chez les travailleurs que chez les employeurs, figure la multiplication des tâches et des responsabilités. Celle-ci est la principale raison de l’augmentation de la charge de travail pour 26% des travailleurs et 16,7% des employeurs.

Priorité au bien-être

Pour que le travail reste faisable, de nombreuses entreprises mettent en place diverses initiatives en matière de bien-être. Celles-ci se sont multipliées ces dernières années en raison de l’intérêt accru pour les malades de longue durée dans notre pays. Sept entreprises sur dix (69,6%) proposent désormais des conditions de travail flexibles, afin que les travailleurs puissent mieux répartir leur charge de travail.

71,1% s’engagent à proposer un travail plus épanouissant à chaque travailleur individuel. À cet égard, les employeurs mettent surtout l’accent sur l’autonomie et la latitude décisionnelle dans le travail (43,8%). Les travailleurs y voient également la première source de satisfaction (37%) dans leur job.

Par ailleurs, les employeurs accordent beaucoup d'importance à une culture d’équipe solide et à la collaboration (40,7%). Les travailleurs (24%) sont nettement moins nombreux à y voir une priorité. À l’inverse, seuls 22,5% des employeurs misent sur la diversité des tâches comme source de travail valorisant. Les travailleurs (34%) y voient pourtant la deuxième source de satisfaction la plus importante.

La réintégration si le travailleur décroche malgré tout

Dans notre pays, près de 7 travailleurs sur 10 (69%) indiquent qu’ils se sentent bien dans leur travail, malgré une charge de travail élevée. Par ailleurs, les initiatives en matière de bien-être, par lesquelles les employeurs tentent de réduire la charge de travail, ne résolvent pas tout. Près d’un quart des travailleurs (24%) ont encore le sentiment d’être au bord du burn-out.

Près de 2 employeurs sur 10 (19,9%) indiquent avoir dû gérer, au cours de l’année écoulée, la réintégration de malades de longue durée. Selon les employeurs (61,7%), cette réintégration s’est généralement inscrite dans un trajet officiel de réintégration. Les organisations se montrent plutôt positives quant au succès de leurs initiatives en matière de réintégration. Près de 7 sur 10 s’attribuent une note de 7 ou plus sur 10 dans ce domaine.

Kristel Minten, experte en réintégration chez Acerta: "Miser de manière préventive sur le bien-être et la réintégration est crucial pour garder les travailleurs en poste le plus longtemps possible. Plus que jamais, surtout aujourd’hui, en cette période de pénurie sur le marché du travail. Il est donc réjouissant de constater que les employeurs s'efforcent de promouvoir le bien-être au travail, grâce à des initiatives qui constituent aussi souvent une priorité pour les travailleurs."

Kristel Minten: "Il est essentiel d'accompagner et de suivre vers un retour durable au travail les collaborateurs qui décrocheraient malgré tout, en raison d’une combinaison de facteurs. Ce processus est tout sauf simple. L'élaboration par les entreprises d'une politique claire, définissant clairement et appliquant de façon cohérente les accords et les responsabilités de toutes les parties concernées, maximise les chances d’un retour durable."

À propos des chiffres

Les données proviennent de l’enquête Miroir annuelle réalisée par Acerta avec le soutien de Bart Meuleman, sociologue et spécialiste en méthodologie d'enquête et professeur à la KU Leuven. L'enquête a été réalisée par le bureau d'études Indiville auprès d'un échantillon représentatif de plus de 600 employeurs belges et plus de 2.000 travailleurs.
Les données relatives aux employeurs ont été pondérées afin d’être représentatives de la Belgique, sur la base du nombre de travailleurs dans les entreprises en activité. Les données relatives aux travailleurs ont été pondérées en fonction du statut, de l’âge, du sexe et de la langue, afin qu’elles soient représentatives de la population active belge.

Disclaimer:
Sauf indication contraire expresse, toutes les informations que vous consultez ou obtenez ici ont une valeur non contraignante et purement informatives. Il est mis à jour du mieux qu’il peut et à intervalles réguliers. Cependant, KBC Bank NV ne garantit pas l’actualité, l’exactitude, l’exactitude, l’exhaustivité ou l’adéquation de ces informations. Les informations fournies ici ne constituent pas un conseil ni une offre de vente de produits ou services et ne sont pas destinées à un usage commercial. Vous restez entièrement responsable des conséquences de l’utilisation que vous faites de ces informations. Les droits de propriété intellectuelle sur les informations, publications et données fournis ici appartiennent à KBC Bank NV ou à des tiers et vous devez vous abstenir de toute contrefaçon. Sauf consentement écrit préalable expresse de KBC Bank NV, toute transmission, vente, distribution ou reproduction de ces informations est interdite.

Des opportunités commerciales, de la Saxe à la Rhénanie-du-Nord-Westphalie - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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Des opportunités commerciales, de la Saxe à la Rhénanie-du-Nord-Westphalie

L'Allemagne offre de nombreuses opportunités de croissance aux entreprises belges, mais la réussite passe par une approche ciblée. Cet article, qui se penche sur les secteurs et les Länder présentant les meilleures opportunités, montre comment les entreprises peuvent concrètement préparer leur entrée sur le marché allemand.

L'Allemagne reste un marché particulièrement intéressant pour les entreprises belges. Lors de notre event consacré à l’Allemagne, Margit Kunz (Chief Executive Director, AHK debelux) nous a servi de guide. Margit connaît parfaitement le marché allemand et la coopération avec les entreprises belges. Forte de cette expertise, elle a dressé le tableau des secteurs offrant aujourd'hui les meilleures opportunités commerciales: des infrastructures et de la numérisation à la protection du climat, en passant par la sécurité, les soins de santé et la construction de logements. Le profil économique varie aussi considérablement d’un Land à l’autre. C’est précisément pour cette raison qu’il est important de se concentrer sur les régions affichant une complémentarité maximale avec l’expertise belge.

Des opportunités générales en Allemagne

Pour les entreprises belges, les principales opportunités résident aujourd’hui dans la numérisation et les technologies de l’information, les solutions cloud, les plateformes d’IA, la transition énergétique, la protection du climat, les projets d’infrastructure et les nouveaux investissements dans la sécurité et la défense. Par ailleurs, l’Allemagne reste un marché industriel solide présentant de nombreuses complémentarités avec les acteurs belges dans les domaines des machines, de la technologie et des services spécialisés. Des thèmes tels que la transmission d’entreprise et la collaboration avec des partenaires locaux peuvent également ouvrir de nouvelles perspectives.
Les Länder les plus pertinents pour nos entreprises.

Les Länder les plus pertinents pour nos entreprises

Saxe

La Saxe, avec sa capitale Dresde, est une région intéressante pour les entreprises belges grâce à son solide ancrage dans les ICT et les semi-conducteurs. Ce Land entretient en outre déjà des liens étroits avec la Belgique, notamment via des collaborations dans le domaine de la technologie des puces électroniques. Son économie allie une base industrielle solide à un important secteur des services, tandis que le secteur de la construction y est aussi très largement représenté. La Saxe offre donc un point d’ancrage attractif pour les entreprises actives dans les domaines de la technologie, de la numérisation ou de l’innovation industrielle.

Hesse

La Hesse se positionne en tant que plaque tournante logistique et financière de l’Allemagne. Bien que Wiesbaden en soit la capitale, c’est surtout Francfort qui est reconnue à l’échelle internationale en tant que centre financier, avec avant tout son secteur bancaire et une importante économie de services. La présence de la KfW confère à la région un intérêt particulier pour les entreprises en quête de financements liés à l’innovation ou au climat, notamment dans le cadre de leur collaboration avec des partenaires allemands. La Hesse revêt donc un intérêt particulier pour les entreprises des secteurs de la finance, de la logistique, de la consultance et des services aux entreprises.

Bade-Wurtemberg

Le Bade-Wurtemberg, avec sa capitale Stuttgart, est connu pour être le pays des "champions cachés", ces entreprises spécialisées qui sont des acteurs mondiaux dans leur niche. La technologie et l’industrie constituent le pilier de son économie, avec une part industrielle particulièrement élevée. La région de Stuttgart abrite en outre un solide écosystème de grands groupes industriels, de sous-traitants spécialisés et d’universités de premier plan. Pour les entreprises belges dotées d’une expertise en ingénierie, en production, en R&D ou en partenariat technologique, le Bade-Wurtemberg est donc l’une des régions les plus prometteuses d’Allemagne.

Bavière

La Bavière possède un pôle économique largement concentré autour de Munich, sa capitale, et de la Haute-Bavière. La région combine la présence de groupes industriels internationaux tels que Siemens, Infineon et BMW avec un puissant écosystème d’innovation s'articulant autour de l’Université technique de Munich. La Bavière est ainsi devenue un hot spot de la high tech, de la deep tech, de la recherche et des start-up. L’industrie manufacturière y reste également très présente. Pour les entreprises belges axées sur la technologie, l’innovation ou la coopération industrielle, la Bavière représente un marché particulièrement dynamique.

Rhénanie-du-Nord-Westphalie

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie est sans aucun doute l’un des Länder allemands les plus importants pour les entreprises belges. Voisine directe de la Belgique, la région entretient des relations commerciales particulièrement étroites, notamment via le port d’Anvers. Ce Land possède un poids économique important, une population nombreuse et une solide base industrielle, associée à une part élevée de production. Grâce à son envergure et à cette proximité, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie constitue une première étape logique pour les entreprises belges qui souhaitent pénétrer le marché allemand ou y étendre leurs activités.

Des opportunités supplémentaires de coopération

Outre les atouts économiques traditionnels, de nouvelles opportunités émergent également dans des domaines d’innovation comme les "net zero valleys" de la région rhénane. Ces zones misent sur l’économie circulaire, l’innovation et la coopération entre les entreprises et les pouvoirs publics. La distribution d’énergie et la future coopération dans le domaine de l’hydrogène font également de l’Allemagne et de la Belgique des partenaires complémentaires. Pour les entreprises innovantes, cela pourrait être le moment idéal pour se positionner d'emblée dans de nouveaux projets transfrontaliers et chaînes de valeur.

La Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise-allemande (AHK debelux)

La Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise-allemande (AHK debelux) accompagne les entreprises belges de différentes manières dans leur expansion vers l’Allemagne. Margit Kunz a expliqué que l’organisation, qui dispose de bureaux à Cologne et à Bruxelles, apporte notamment son aide pour le payroll des travailleurs en Allemagne, la création d’une entreprise et la collecte d’informations de marché sur des régions et des secteurs spécifiques.

AHK debelux dispose en outre d’un vaste réseau grâce à ses liens avec le ministère allemand de l’Économie et à sa collaboration avec divers partenaires. L’accompagnement vers des salons professionnels, notamment à Berlin, Stuttgart et Hambourg, fait également partie de son offre. AHK debelux se positionne ainsi comme un partenaire pratique et bien ancré pour les entreprises qui souhaitent développer leurs activités en Allemagne. 

Cet article est le troisième d'une série publiée à la suite de l’event consacré à l’Allemagne qui s’est tenu en avril dernier. Pour les lecteurs qui souhaiteraient relire les articles précédents:

 

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Prendre sa retraite avant l'âge légal - Commercial Banking - KBC Banque & Assurance
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Prendre sa retraite avant l'âge légal

Publication Acerta

Le gouvernement a approuvé la réforme des pensions il y a quelque temps. Mais qu'en est-il réellement? La dernière enquête sur les pensions menée par Acerta, expert en ressources humaines, révèle que plus de 9 travailleurs sur 10 ne souhaitent pas travailler jusqu'à 66 ans. Parmi eux, 41% souhaiteraient même arrêter à 59 ans, voire avant.

Les nouvelles mesures du gouvernement fédéral en matière de pensions qui, pour l'essentiel, entreront en vigueur en 2027 avec l'introduction d’un système de bonus-malus, ont de nouveau fait parler d'elles ces dernières semaines. Le Bureau fédéral du Plan vient en effet à son tour d'émettre des réserves. Ces mesures visent à dissuader les travailleurs de prendre une retraite anticipée et à les encourager à travailler au-delà de l’âge légal de la pension.

Cet âge légal de la pension, fixé à 66 ans depuis le 1er janvier 2025, passera à 67 ans à partir de 2030. Mais qu'en pensent les travailleurs? Quand souhaitent-ils prendre leur retraite?

Force est de constater que la grande majorité des travailleurs interrogés souhaitent prendre leur retraite avant l’âge légal (66 ans), ainsi que le révèle l’enquête d'Acerta sur les pensions. 92,1% veulent travailler jusqu’à 65 ans maximum. Il y a deux ans, ce pourcentage était nettement moins élevé (80,5%) et l’âge légal de la pension était alors encore fixé à 65 ans. Parmi eux, 41% indiquent même qu’ils souhaiteraient arrêter de travailler à 59 ans, voire plus tôt. Seuls 7,9% indiquent ne vouloir prendre leur retraite qu’à 66 ans ou plus tard.

Autre fait marquant: la moitié (51%) des 20-30 ans souhaiteraient même quitter le marché du travail avant leurs 60 ans. Les travailleurs se montrent cependant réalistes: seuls 44% s’attendent à pouvoir effectivement prendre leur retraite avant leur 66e anniversaire.

Entre attentes et réalité

Les travailleurs sont bien conscients que la réalité les obligera à travailler plus longtemps. Alors que 92,1% souhaitent prendre leur retraite plus tôt que ne le prévoit la loi, seuls un peu plus de quatre travailleurs sur dix (43,9%) s’attendent à ce que cela soit effectivement possible. Près de six sur dix (56,1%) indiquent qu’ils s’attendent à continuer à travailler au moins jusqu’à 66 ans.

Mieke Bruyninckx, experte juridique chez Acerta: "L’enthousiasme à l’idée de travailler plus longtemps n’a pas augmenté ces dernières années, alors que l’âge légal de la pension a été relevé et que le bonus pension vise à encourager à travailler plus longtemps. L’année dernière, l’âge légal de la pension est déjà passé à 66 ans. À partir de 2030, il sera fixé à 67 ans. L’impact des réformes des pensions, qui prévoient notamment un durcissement des conditions d’accès à la retraite anticipée, oblige certains travailleurs à travailler plus longtemps.

Nous conseillons aux employeurs de s'intéresser à la motivation des travailleurs à prolonger leur carrière. Le travail doit être faisable: c'est là qu'est la clé. Si les emplois offrent suffisamment d’autonomie, de faisabilité et de flexibilité, travailler plus longtemps peut véritablement devenir souhaitable. Cela peut passer, par exemple, par un travail adapté, un nouveau job ou un autre poste au sein de la même entreprise ou d’une autre entreprise, grâce à un système de partage du personnel."

Les jeunes travailleurs souhaitent arrêter tôt

Les préférences en matière de départ anticipé varient en fonction de l’âge. Il est frappant de constater que plus les travailleurs interrogés sont âgés, plus ils sont enthousiastes à l’idée de travailler plus longtemps. Pas moins de 93% des 18-35 ans souhaitent travailler jusqu’à 65 ans maximum. Un peu plus de la moitié (51%) souhaite même partir à la retraite dès 59 ans, voire plus tôt. Chez les plus de 55 ans, les chiffres sont un peu plus élevés: 86,2% souhaitent rester actifs jusqu’à 65 ans maximum.

Quelle différence par rapport à l’âge auquel les jeunes travailleurs pensent partir effectivement à la retraite! Alors qu’à peine 7% des 18-35 ans et 5,7% des 36-45 ans souhaitent travailler jusqu’à 66 ans ou plus, respectivement 61,5% et 65,6% d’entre eux pensent devoir continuer à travailler au-delà de 66 ans. Beaucoup craignent donc de devoir se serrer la ceinture.

Bonus contre malus

La possibilité pour les travailleurs de voir dans certains cas leur allocation diminuée s'ils prennent une retraite anticipée (malus) n’est guère appréciée. Pas moins de 7 travailleurs sur 10 (70,3%) sont plutôt opposés ou sont fortement opposés au malus pension. C’est chez les plus de 55 ans que l’on trouve le plus grand nombre de personnes s'y opposant. Près de 75,1% d’entre eux sont plutôt opposés ou sont très opposés au malus. C’est chez les ouvriers et chez les femmes que l’opposition est la plus forte. Près de 8 ouvriers sur 10 (79,8%) et 3 femmes sur 4 (74%) y sont plutôt opposés ou très opposés.
Le système de bonus, qui permet de travailler au-delà de l’âge légal de la pension et donne droit à une pension plus élevée, est accueilli plus favorablement: près de 2 personnes sur 3 (62%) se disent (très) favorables à cette mesure. Cet enthousiasme diminue toutefois à mesure que le travailleur se rapproche de la retraite.

Pour finir, une constatation frappante: pas moins de 52,6% n’envisagent pas de prolonger leur carrière pour bénéficier du bonus pension. 39,7% envisagent peut-être de le faire. Le nombre de travailleurs ne souhaitant pas continuer à travailler pour bénéficier du bonus pension augmente à mesure que la retraite approche: parmi les 18-35 ans, 35,3% disent non; parmi les plus de 55 ans, 7 sur 10 (69,9%) ne souhaitent pas travailler plus longtemps pour pouvoir bénéficier du bonus pension.

À propos des chiffres

Les données proviennent de l’enquête Miroir annuelle réalisée par Acerta avec le soutien de Bart Meuleman, sociologue et spécialiste en méthodologie d'enquête et professeur à la KU Leuven. L'enquête a été réalisée par le bureau d'études Indiville auprès d'un échantillon de plus de 600 employeurs belges et plus de 2 000 travailleurs.

Clause de non-responsabilité:
Sauf indication contraire expresse, toutes les informations que vous consultez ou obtenez ici ont une valeur non contraignante et purement informatives. Il est mis à jour du mieux qu’il peut et à intervalles réguliers. Cependant, KBC Bank NV ne garantit pas l’actualité, l’exactitude, l’exactitude, l’exhaustivité ou l’adéquation de ces informations. Les informations fournies ici ne constituent pas un conseil ni une offre de vente de produits ou services et ne sont pas destinées à un usage commercial. Vous restez entièrement responsable des conséquences de l’utilisation que vous faites de ces informations. Les droits de propriété intellectuelle sur les informations, publications et données fournis ici appartiennent à KBC Bank NV ou à des tiers et vous devez vous abstenir de toute contrefaçon. Sauf consentement écrit préalable expresse de KBC Bank NV, toute transmission, vente, distribution ou reproduction de ces informations est interdite.

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