Turquie : une nouvelle ère après les élections ?

 

Le point sur la situation

Les récentes élections turques ont conforté, voire même renforcé, la position du président Erdogan. D'un point de vue économique, l'on peut s'interroger sur la direction que prendra la Turquie dans les années à venir. Malgré de beaux chiffres de croissance, la dix-septième économie mondiale est confrontée à un certain nombre de défis économiques majeurs.


Situation économique

La question est maintenant de savoir si cette politique économique va être poursuivie après les élections. Le Président Erdogan étant de nouveau bien en selle, le besoin (politique) d'une stratégie de relance ne se fait plus sentir. Ces dernières semaines, il est toutefois clairement apparu que le président Erdogan continuerait à consolider son pouvoir.

La nomination de son gendre au poste de ministre des Finances a une fois de plus provoqué une onde de choc sur les marchés, quelque peu comparable à sa tentative précédente de prendre le contrôle de la Banque centrale turque. Depuis les élections, celle-ci est plus étroitement contrôlée par le Président, la procédure de nomination du gouverneur et des autres hauts fonctionnaires ayant été adaptée. La récente vague de licenciements de milliers de fonctionnaires pour des raisons politiques n'est en outre pas de nature à susciter la confiance des investisseurs internationaux. De plus en plus de voix critiques s'élèvent également dans la société turque dont la polarisation entre partisans et opposants du régime est manifeste. 

L’opinion de KBC

Toutes ces raisons susmentionnées amènent les investisseurs internationaux à délaisser de plus en plus la Turquie. Alors que les économies émergentes sont sous pression, regagner la confiance des investisseurs internationaux sera un défi majeur pour la Turquie. Cela s'avère crucial tant pour la stabilité des marchés financiers que pour le soutien futur du développement économique de la Turquie par le biais des investissements étrangers directs.

Les atouts de l'économie turque sont énormes, mais une politique stable et conforme au marché est essentielle si l'on souhaite les exploiter. La volatilité récente des marchés, avec une nouvelle hausse du taux turc et une nouvelle dépréciation de la livre turque, indique que les marchés croient peu à un prochain revirement politique.

 

Jan Van Hove, chief economist KBC Group

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