Le verrouillage de l'économie mondiale appelle à une stratégie d'investissement plus prudente

Résumé

  • Le coronavirus est un problème mondial.
  • La Chine prouve qu'une action énergique peut permettre de maîtriser le virus.
  • Les mesures drastiques mèneront à une récession économique mondiale à partir du 2ème trimestre.
  • Les gouvernements prennent les bonnes mesures d'un point de vue économique, ce qui atténue les conséquences et stimulera la reprise par la suite. 
  • Des opportunités se présentent sur les marchés des actions, mais le flux d'informations à court terme reste trop négatif pour que l'on puisse agir maintenant.
  • Les positions en actions sont revenues à la normale en raison des mouvements du marché. Nous maintenons cette position.

Le coronavirus (COVID-19) est un problème mondial

  • Des mesures drastiques sont prises pour contenir le virus en Europe, et les États-Unis semblent suivre le mouvement.
  • En Chine et en Corée, une approche aussi drastique porte ses fruits car le nombre de nouvelles infections est en forte baisse. Entre-temps, les mesures de quarantaine se réduisent et la vie économique reprend son cours.
  • Mais les indicateurs économiques chinois récemment publiés indiquent que les dommages économiques de la période de lockdown ont été beaucoup plus importants que ce qui avait été estimé initialement.
  • De plus, l'Arabie Saoudite a entamé une guerre des prix avec les autres producteurs de pétrole, provoquant une chute des prix de l’or noir. C'est une bonne chose pour les consommateurs à terme, mais cela représente désormais un risque pour la stabilité financière d'un certain nombre de compagnies pétrolières (américaines) et cela pèse également sur les investissements dans le secteur.
  • Nos économistes traduisent tout cela en nouvelles prévisions économiques :
    - les grandes régions économiques (Chine, Europe et États-Unis) traversent une période difficile.
    - Deux trimestres consécutifs de baisse de l'activité économique sont attendus pour l'Europe et les États-Unis. Les dégâts les plus importants se concentrent sur le deuxième trimestre.
    - La réduction des mesures de quarantaine, le soutien fiscal et monétaire et le retour de la confiance assurent une reprise au cours du second semestre de l'année.
    - En 2020, la zone euro enregistrera un taux de croissance négatif et, pour les États-Unis, la croissance restera bien inférieure à la tendance.

Une crise inédite, des mesures inédites.

  • Les gouvernements prennent des mesures sans précédent, non seulement dans le domaine de la santé, mais aussi dans les domaines monétaire et économique :
    - à deux reprises, la banque centrale américaine (Fed) a réduit son taux d'intérêt directeur (au total de 1,5%) pour le ramener juste au-dessus de 0%.
    - Des injections de liquidités et des règles plus souples permettent au système financier de continuer à fonctionner. Les taux de base, déjà très bas (lire négatif), ont poussé la Banque centrale européenne (BCE) à faire appel à ce type de mesures. Au départ, cela a suscité quelques critiques, mais pour l’essentiel il s'agit de mesures appropriées.
    - Les entreprises sont soutenues par des mesures budgétaires. Pour l'instant, il y a peu de coordination mais, presque partout, les impôts sont reportés et des fonds de garantie sont mis en place. Le gouvernement allemand, par exemple, met près de 500 milliards d'euros à disposition en garanties de crédit et a indiqué qu'il irait beaucoup plus loin si nécessaire. 

L'incertitude tue le marché haussier

  • Bien que le scénario chinois (et coréen) donne quelques indications, on en sait trop peu sur le virus lui-même pour pouvoir prédire son développement dans les mois à venir.
  • L'impact sur l'économie ne peut pas non plus être correctement estimé. La durée de l'immobilisation est un facteur crucial à cet égard.
  • Le fait que les bourses n'aiment pas de tels scénarii a déjà été démontré à plusieurs reprises. Ces dernières semaines, nous avons assisté à un réflexe classique et à la fuite vers les actifs plus sûrs :
    - avec des baisses de cours de plus de 30% en Europe et aux États-Unis depuis le pic boursier (19 février), les marchés n’intègrent plus une courte baisse de la production mais bien une sérieuse récession.
    - Les obligations d'État de qualité sont très demandées. Leur rendement tombe à des niveaux sans précédent y compris aux États-Unis.  

 

Nous attendons et observons

  • En supposant que cette crise soit temporaire, les baisses de cours des actions de ces dernières semaines ont sans aucun doute créé des opportunités. 
  • Toutefois, cela ne signifie pas que les marchés saisiront immédiatement ces opportunités.
  • Nous avons déjà vu que le caractère défensif des obligations d'État est recherché, même à des taux d'intérêt qui ne compensent aucunement l'inflation, et que les actions étaient évitées même si des scénarii négatifs irréalistes sont pris en compte. 
  • Les nouvelles resteront presque certainement négatives dans les mois à venir :
    - les indicateurs économiques se détérioreront de manière spectaculaire;
    - les bénéfices des sociétés cotées en bourse seront lourdement pénalisés.
  • La chute des cours des dernières semaines a radicalement modifié le positionnement de nos portefeuilles. Le poids des actions est maintenant proche de la norme et nous allons le maintenir ainsi à court terme. 
  • Au sein de notre part actions, nous préférons les secteurs plus défensifs et au niveau régional, nous optons principalement pour les marchés de croissance et nous sommes plus prudents pour l'Europe. 
     

Nous continuerons à suivre de près l'évolution de la situation. Pour plus d'informations sur la stratégie d'investissement de la KBC : cliquez ici.

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