Économie belge: le point sur la situation

L'industrie, un facteur qui freine

L'estimation provisoire précédente de la croissance du PIB réel belge au troisième trimestre 2019 a été confirmée à 0,4%. L'activité n'a progressé que modérément dans l'industrie (0,1%) et davantage dans les secteurs des services (0,4%) et dans la construction (1,3%). La croissance dans les services a été influencée favorablement par une transaction spécifique qui concernait un vaste accord de coopération dans le domaine R&D. L'opération a eu un effet positif sur la croissance du PIB de 0,1 point de pourcentage environ.

Consommation en hausse

La demande intérieure (hors stocks) a de nouveau joué le rôle de moteur de la croissance économique. Les ménages ont augmenté leur consommation (+0,6%) mais ont réduit leurs investissements dans les bâtiments résidentiels (-1,5%). La consommation publique a augmenté de 0,5% tandis que les investissements publics ont diminué (-0,2%). Les investissements des entreprises ont progressé de 1,0%. La baisse des exportations (-0,9%) était un peu plus marquée que celle des importations (-0,8%). Les exportations nettes ont donc, une nouvelle fois, contribué négativement à la modification du PIB (-0,1% point de pourcentage).

Exportations

Les indicateurs de confiance se sont encore améliorés en novembre et ont donc clairement changé de cap. C'est également le cas pour le sentiment dans l'industrie, même si les commandes à l'exportation demeurent résolument atones. Les exportations belges pâtissent toujours de la faible croissance du commerce mondial. Dans notre scénario, la contribution des exportations nettes à la croissance du PIB restera négative en 2020. Un des risques baissiers pour les prévisions est l'impact que pourrait avoir un ralentissement de la croissance plus marqué que prévu au niveau des partenaires commerciaux belges. La détérioration en cours, toujours limitée, certes, de la compétitivité de la Belgique par rapport à ses partenaires commerciaux, pourrait faire durer l'atonie des exportations (voir cadre BE).

Inflation

L'inflation en Belgique a baissé en novembre pour le huitième mois consécutif, à 0,4%, et nettement sous l'inflation dans la zone euro. Compte tenu du net recul observé à la fin de l'année, l'inflation moyenne en 2019 devrait s'élever à 1,3%, au lieu de 1,4% estimé précédemment. Par contre, les prix des logements devraient avoir augmenté plus fortement que prévu en 2019 (à savoir de 3,0%). La Fédération du Notariat belge a déjà publié des données sur le marché résidentiel pour le troisième trimestre et elles étaient très vigoureuses. La forte croissance de l'activité du marché, de 4,3% en base annuelle, s'explique par le grand nombre de personnes qui souhaitent encore profiter du bonus logement qui sera supprimé à partir du 1er janvier. Selon notre modèle économétrique, les prix des logements en Belgique étaient encore surévalués de 4,8% au deuxième trimestre 2019.

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