Prendre sa retraite avant l'âge légal
Publication Acerta
Le gouvernement a approuvé la réforme des pensions il y a quelque temps. Mais qu'en est-il réellement? La dernière enquête sur les pensions menée par Acerta, expert en ressources humaines, révèle que plus de 9 travailleurs sur 10 ne souhaitent pas travailler jusqu'à 66 ans. Parmi eux, 41% souhaiteraient même arrêter à 59 ans, voire avant.
Les nouvelles mesures du gouvernement fédéral en matière de pensions qui, pour l'essentiel, entreront en vigueur en 2027 avec l'introduction d’un système de bonus-malus, ont de nouveau fait parler d'elles ces dernières semaines. Le Bureau fédéral du Plan vient en effet à son tour d'émettre des réserves. Ces mesures visent à dissuader les travailleurs de prendre une retraite anticipée et à les encourager à travailler au-delà de l’âge légal de la pension.
Cet âge légal de la pension, fixé à 66 ans depuis le 1er janvier 2025, passera à 67 ans à partir de 2030. Mais qu'en pensent les travailleurs? Quand souhaitent-ils prendre leur retraite?
Force est de constater que la grande majorité des travailleurs interrogés souhaitent prendre leur retraite avant l’âge légal (66 ans), ainsi que le révèle l’enquête d'Acerta sur les pensions. 92,1% veulent travailler jusqu’à 65 ans maximum. Il y a deux ans, ce pourcentage était nettement moins élevé (80,5%) et l’âge légal de la pension était alors encore fixé à 65 ans. Parmi eux, 41% indiquent même qu’ils souhaiteraient arrêter de travailler à 59 ans, voire plus tôt. Seuls 7,9% indiquent ne vouloir prendre leur retraite qu’à 66 ans ou plus tard.
Autre fait marquant: la moitié (51%) des 20-30 ans souhaiteraient même quitter le marché du travail avant leurs 60 ans. Les travailleurs se montrent cependant réalistes: seuls 44% s’attendent à pouvoir effectivement prendre leur retraite avant leur 66e anniversaire.
Entre attentes et réalité
Les travailleurs sont bien conscients que la réalité les obligera à travailler plus longtemps. Alors que 92,1% souhaitent prendre leur retraite plus tôt que ne le prévoit la loi, seuls un peu plus de quatre travailleurs sur dix (43,9%) s’attendent à ce que cela soit effectivement possible. Près de six sur dix (56,1%) indiquent qu’ils s’attendent à continuer à travailler au moins jusqu’à 66 ans.
Mieke Bruyninckx, experte juridique chez Acerta: "L’enthousiasme à l’idée de travailler plus longtemps n’a pas augmenté ces dernières années, alors que l’âge légal de la pension a été relevé et que le bonus pension vise à encourager à travailler plus longtemps. L’année dernière, l’âge légal de la pension est déjà passé à 66 ans. À partir de 2030, il sera fixé à 67 ans. L’impact des réformes des pensions, qui prévoient notamment un durcissement des conditions d’accès à la retraite anticipée, oblige certains travailleurs à travailler plus longtemps.
Nous conseillons aux employeurs de s'intéresser à la motivation des travailleurs à prolonger leur carrière. Le travail doit être faisable: c'est là qu'est la clé. Si les emplois offrent suffisamment d’autonomie, de faisabilité et de flexibilité, travailler plus longtemps peut véritablement devenir souhaitable. Cela peut passer, par exemple, par un travail adapté, un nouveau job ou un autre poste au sein de la même entreprise ou d’une autre entreprise, grâce à un système de partage du personnel."
Les jeunes travailleurs souhaitent arrêter tôt
Les préférences en matière de départ anticipé varient en fonction de l’âge. Il est frappant de constater que plus les travailleurs interrogés sont âgés, plus ils sont enthousiastes à l’idée de travailler plus longtemps. Pas moins de 93% des 18-35 ans souhaitent travailler jusqu’à 65 ans maximum. Un peu plus de la moitié (51%) souhaite même partir à la retraite dès 59 ans, voire plus tôt. Chez les plus de 55 ans, les chiffres sont un peu plus élevés: 86,2% souhaitent rester actifs jusqu’à 65 ans maximum.
Quelle différence par rapport à l’âge auquel les jeunes travailleurs pensent partir effectivement à la retraite! Alors qu’à peine 7% des 18-35 ans et 5,7% des 36-45 ans souhaitent travailler jusqu’à 66 ans ou plus, respectivement 61,5% et 65,6% d’entre eux pensent devoir continuer à travailler au-delà de 66 ans. Beaucoup craignent donc de devoir se serrer la ceinture.
Bonus contre malus
La possibilité pour les travailleurs de voir dans certains cas leur allocation diminuée s'ils prennent une retraite anticipée (malus) n’est guère appréciée. Pas moins de 7 travailleurs sur 10 (70,3%) sont plutôt opposés ou sont fortement opposés au malus pension. C’est chez les plus de 55 ans que l’on trouve le plus grand nombre de personnes s'y opposant. Près de 75,1% d’entre eux sont plutôt opposés ou sont très opposés au malus. C’est chez les ouvriers et chez les femmes que l’opposition est la plus forte. Près de 8 ouvriers sur 10 (79,8%) et 3 femmes sur 4 (74%) y sont plutôt opposés ou très opposés.
Le système de bonus, qui permet de travailler au-delà de l’âge légal de la pension et donne droit à une pension plus élevée, est accueilli plus favorablement: près de 2 personnes sur 3 (62%) se disent (très) favorables à cette mesure. Cet enthousiasme diminue toutefois à mesure que le travailleur se rapproche de la retraite.
Pour finir, une constatation frappante: pas moins de 52,6% n’envisagent pas de prolonger leur carrière pour bénéficier du bonus pension. 39,7% envisagent peut-être de le faire. Le nombre de travailleurs ne souhaitant pas continuer à travailler pour bénéficier du bonus pension augmente à mesure que la retraite approche: parmi les 18-35 ans, 35,3% disent non; parmi les plus de 55 ans, 7 sur 10 (69,9%) ne souhaitent pas travailler plus longtemps pour pouvoir bénéficier du bonus pension.
À propos des chiffres
Les données proviennent de l’enquête Miroir annuelle réalisée par Acerta avec le soutien de Bart Meuleman, sociologue et spécialiste en méthodologie d'enquête et professeur à la KU Leuven. L'enquête a été réalisée par le bureau d'études Indiville auprès d'un échantillon de plus de 600 employeurs belges et plus de 2 000 travailleurs.
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Euromoney Award for Excellence 2026 Belgique: KBC Meilleure banque des PME
Une distinction que nous devons à nos clients
Le célèbre groupe de presse britannique Euromoney évalue les institutions financières sur leurs performances, leur innovation et leur valeur ajoutée pour le client.
KBC Commercial Banking a remporté l’Award for Excellence 2026 de la Meilleure banque des PME en Belgique. Cette distinction est d’autant plus spéciale qu’Euromoney décerne ce prix pour la première fois en Belgique.
Extrait du rapport du jury
Chaque jour, nous progressons ensemble!
Les PME font partie de l’ADN de KBC depuis des décennies. Notre lien avec les entrepreneurs remonte à nos origines: KBC a grandi avec le monde économique belge et est toujours resté proche de la réalité des entreprises locales. Aujourd’hui, ce lien se traduit par une approche qui allie la proximité personnelle de nos chargés de relations à des solutions numériques performantes, une expertise sectorielle et des conseils sur mesure. Qu'il s'agisse de création, de croissance, d'innovation, de durabilisation ou d'extension internationale, KBC Commercial Banking accompagne les entrepreneurs à chaque étape, en leur apportant l’expertise et les solutions adaptées leur permettant de réussir leurs ambitions. Start-up et scale-up, PME ou entreprises cotées en Bourse, nous entreprenons sans limites et nous avançons avec vous.
Merci pour votre fidélité et votre confiance
Votre esprit d’entreprise, votre résilience et votre ambition nous motivent chaque jour à vous accompagner toujours mieux. Nous sommes fiers de pouvoir être aux côtés de votre entreprise et de vous aider à bâtir vos projets, votre croissance et votre avenir.
Ce qui distingue véritablement KBC Commercial Banking, c’est notre approche proactive et personnalisée, notre expertise et notre dynamisme. Nous établissons des relations solides et durables avec nos clients et nous leur prodiguons des conseils sur mesure grâce à notre réseau national et international intégré. Qu’il s’agisse de conseils sur les solutions de fonds de roulement, la croissance internationale, la gestion de patrimoine ou la transition durable, nous accompagnons les entrepreneurs et les entreprises à chaque étape de leur croissance et de leurs rêves. Je tiens à remercier chaleureusement nos clients pour leur confiance et nos collaborateurs pour leur engagement. Ce prix nous motivera encore davantage à travailler avec nos clients à la construction d’un puissant esprit d’entreprise en Flandre et au-delà.
Wim Eraly - Senior General Manager KBC Commercial Banking
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L'IA, de l'attaque à la protection
"Quand la fraude prend une apparence humaine, la défense doit se faire plus subtile. La nouvelle forme d'escroquerie a une voix familière, une écriture impeccable et semble humaine. Et c'est cela qui la rend plus dangereuse. L'intelligence artificielle (IA) crée le problème mais apporte aussi une solution évolutive. Les entreprises qui utilisent l'IA pour surveiller le comportement humain, l'identité et le contexte sont un maillon essentiel de l'économie numérique."
Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management
Un nouveau type d'escroquerie fait régulièrement la une des médias. Finis les e-mails de phishing classiques rédigés dans un langage boiteux: place à la fraude qui se distingue à peine de la réalité. L'affaire se corse.
Au début de l'année, les autorités fédérales ont mis en garde contre des escrocs utilisant l'IA, imitant la voix et même l'image du roi Philippe pour convaincre les victimes de transférer de l'argent de manière très subtile. Dans d'autres dossiers, des escrocs ont usurpé l'identité de personnalités et de présentateurs TV dans des vidéos afin de donner du crédit à de fausses plateformes d'investissement. On peut aussi citer les conseils d'investissement WhatsApp qui se servent de la pression du groupe et du FOMO (Fear Of Missing Out) pour duper les gens en les incitant à verser des montants élevés.
Les institutions publiques et les banques sont de plus en plus utilisées comme appâts dans la tromperie. Pensez aux soi-disant appels téléphoniques de votre banque pour faire bloquer une transaction suspecte (contrôlez toujours l'origine de l'appel au moyen du bouton "Vérifiez votre conversation" dans votre KBC Mobile). Ou aux faux courriels de mypension.be, faisant suite à l'annonce que les informations officielles concernant votre pension allaient être retirées du site pendant un certain temps. Les cybercriminels exploitent volontiers l'actualité pour vous piéger.
"La fraude est devenue hyperréaliste et émotionnellement convaincante. Cela représente un point de basculement non seulement dans la façon dont nous nous protégeons en ligne, mais aussi dans la manière dont les entreprises, les pouvoirs publics et les investisseurs doivent envisager la cybersécurité."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
Les entreprises ne sont pas épargnées non plus. Les employés reçoivent des appels téléphoniques urgents d'un "CEO ou d'un directeur financier" avec une voix crédible générée par l'IA. Récemment, un hôpital d'Anvers a dû débrancher ses serveurs à la suite d'une cyberattaque. Des opérations chirurgicales ont été annulées et des services réduits au minimum. L'incident illustre comment les maillons faibles de la chaîne d'approvisionnement (logiciel externe) peuvent constituer une porte d'entrée pour une cyberattaque.
Par ailleurs, la cybercriminalité se professionnalise. Le vol de données et l'ingénierie sociale (phishing, vishing, deepfake audio/video) deviennent un véritable marché proposant des données, des courtiers d'accès (Access Brokers) et le crime-as-a-service. Et l'IA porte le degré de persuasion des arnaques en ligne à un échelon supérieur.
Cette forme d'escroquerie n'est plus basée sur l'ignorance, mais sur la confiance: des voix reconnaissables, des visages familiers, une autorité bien ancrée. De par leur crédibilité, ces attaques sont beaucoup plus dangereuses et causent des préjudices bien plus graves.
"Ce ne sont pas uniquement les sots qui tombent dans le piège. Les méthodes les plus récentes sont en effet conçues pour contourner la pensée rationnelle: caractère urgent, autorité, recours à des détails personnels. Tout le monde est vulnérable au mauvais moment."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
L'IA, une partie de la solution
Face à cette réalité, il existe un contrepoids important: l'intelligence artificielle peut certes être utilisée à mauvais escient, mais elle peut aussi servir à se protéger. Y compris dans les entreprises et les organismes.
Le Security Operations Center (SOC) est le centre de commandement (physique ou virtuel) d'une organisation en matière de cybersécurité. C'est l'endroit où les cybermenaces sont surveillées, analysées et traitées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un SOC est en charge des tâches suivantes:
- Surveillance: surveillance continue des systèmes informatiques, des réseaux, des environnements cloud et des end-points
- Détection: identification des activités suspectes et des cyberattaques
- Analyse: estimation de la gravité d'un incident
- Réponse: action rapide pour limiter les dégâts (isoler, bloquer, réparer)
- Reporting et amélioration: tirer les leçons des incidents et renforcer la sécurité
"Dans un monde où les attaques sont pilotées par l'IA, le déploiement de l'IA sur le plan défensif n'est pas un luxe, mais une nécessité structurelle."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
Les SOC se transforment progressivement de centrales d'alarme pilotés par l'homme en plateformes de défense partiellement autonomes pilotées par l'IA. Les avantages sont évidents:
- Vitesse et échelle: l'IA peut analyser des millions de signaux à la fois, ce qui est impossible pour l'homme. Elle permet d'identifier plus rapidement les schémas suspects, souvent avant que des dommages réels ne se produisent.
- Reconnaissance des comportements: au lieu de suivre des règles fixes, l'IA apprend ce qu'est un comportement "normal" au sein d'une organisation ou chez un utilisateur. Les anomalies - aussi subtiles soient-elles - ont plus de chances d'être détectées.
- Moins d'erreurs humaines: l'IA élimine l'accessoire et permet de se concentrer sur l'essentiel. Elle réduit ainsi le risque que des signaux cruciaux se perdent dans la masse d'informations.
- L'IA peut intervenir elle-même: dans les SOC modernes, l'IA est autorisée, bien que dans des conditions strictes, à effectuer des actions, comme isoler un appareil du réseau, bloquer temporairement un compte ou interrompre une connexion malveillante. Des atouts majeurs en cas de ransomware ou de vol de données, où chaque minute compte.
- Amélioration continue: après chaque incident, l'IA apprend ce qui était correct. Elle ajuste ses modèles, réduisant ainsi les futurs "faux positifs". La cybersécurité devient un système autodidacte, le SOC devenant plus intelligent au fur et à mesure qu'il est confronté à des attaques.
En d’autres termes: l'IA rend la cybersécurité plus proactive, plus cohérente et moins dépendante de compétences humaines rares. C'est exactement ce qu'il faut dans un environnement où les attaques sont de plus en plus rapides et crédibles.
Également en Belgique: la cybersécurité dans un cadre juridique
Ce qui est frappant, c'est que les cyberrisques convergent de plus en plus avec d'autres thèmes majeurs: la géopolitique, l'approvisionnement en énergie, les chaînes d'approvisionnement et même les processus démocratiques, le sabotage numérique étant utilisé pour créer des perturbations sociales ou influencer la prise de décision.
La directive européenne NIS2 (Network and Information Security Directive 2) vise à accroître la résilience numérique de l'Europe face aux cyberattaques, aux perturbations informatiques et à la disruption numérique. La cybersécurité est donc devenue une responsabilité permanente et structurelle au niveau du management et du conseil d'administration.
- Une surveillance permanente des risques numériques
- Le reporting obligatoire des incidents
- Des mesures préventives démontrables
- Une vision renforcée de l'ensemble de la chaîne numérique, y compris les fournisseurs
"La cybersécurité passe d'un poste de charges opérationnelles à un enjeu stratégique de gouvernance. Ceux qui n'investissent pas de manière structurelle s'exposent non seulement à des risques opérationnels, mais aussi à des risques juridiques et de réputation."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
Cyberrésilience: vivre avec l'inévitable
Même en prenant toutes les précautions et mesures de protection, il est impossible de garantir une cybersécurité à 100%. La véritable question qui se pose est la suivante: avec quelle rapidité et quelle maîtrise une organisation peut-elle réagir lorsque les choses tournent mal? L'accent n'est plus mis sur la prévention pure mais sur la cyberrésilience, ce qui nécessite de remplir au moins des conditions minimales:
- Des procédures de crise claires
- Des environnements IT segmentés
- Des back-up en continu
- Et surtout: la sensibilisation des collaborateurs
Des études belges montrent en effet que près de la moitié des entreprises flamandes ont déjà été confrontées à un cyberincident et que l'erreur humaine joue toujours un rôle crucial. En plus d'une stratégie et d'un écosystème bien étudiés, il faut miser sur la sensibilisation, le partage d'informations, les actions de communication interne et la formation du personnel.
"La cybersécurité n'est pas un produit que l'on achète une fois pour toute. C'est une discipline qui vise à éviter des dommages importants, tant au niveau privé qu'au niveau de l'entreprise."
Nous nous entretenons avec Steven Vermander, expert en mégatendances et Portfolio Manager chez KBC Asset Management.
L'intelligence artificielle change radicalement la nature de la cyberfraude, mais elle permet aussi de créer une défense réfléchie, à grande échelle et avec une efficacité soutenue. Par ailleurs, la cybersécurité est devenue une préoccupation stratégique au niveau de la gouvernance, en partie sous l'effet de réglementations qui inscrivent fermement la résilience numérique dans la loi.
Envie d'en savoir plus sur la cybersécurité?
Pour plus d'infos, consultez les pages de Secure4u, le service anti-fraude de KBC.Vous voulez protéger votre entreprise contre les cybercriminels ou les fuites de données? Vous pouvez compter sur la Cyberassurance KBC!
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La revalidation à domicile a le vent en poupe: comment bien soutenir vos collaborateurs?
Le secteur de la santé évolue et innove à un rythme effréné. On observe aujourd’hui une nette tendance vers des hospitalisations plus courtes, des hospitalisations de jour et une revalidation à domicile. La durée moyenne d’un séjour passe de plus de 6 jours à 5.1 Le nombre moyen d'hospitalisations de jour grimpe de 58% à près de 70%.2
Cette évolution a des conséquences positives pour la sécurité sociale et, surtout, pour le patient lui-même. Il se rétablit chez lui, dans un environnement familier, court moins de risques d'infection et bénéficie d'une plus grande autonomie. Mais cette tendance s'accompagne également de nouveaux défis, tant pour le patient que pour l’employeur. Durant cette période de revalidation à domicile, les services de confort (services de soins complémentaires), tels que les Comfort Services de KBC Assurances, peuvent contribuer à faciliter la convalescence et à réduire le risque de rechute.
Des soins médicaux aux soins complets
Les soins ne s’arrêtent pas lorsque votre collaborateur rentre chez lui après une opération ou un traitement. Au contraire, c’est souvent à ce moment-là que commence le parcours de revalidation médicale. Les défis sont alors nombreux:
- Comment me procurer les médicaments nécessaires les premiers jours
- Qui va m'aider pour les courses, le ménage et les déplacements
- Comment pouvoir m’occuper de mes enfants pendant ma convalescence?
- Que faire si mon partenaire travaille, si je suis isolé ou si je ne peux pas m’appuyer sur un réseau social?
- …
Les comfort services sont justement là pour répondre à ces besoins pratiques, mais souvent aussi urgents. Ils ne se concentrent pas sur le traitement proprement dit, mais sur le confort et la prise en charge pratique. Vos collaborateurs peuvent ainsi se rétablir dans les meilleures conditions.
Un levier pour un rétablissement plus rapide et plus complet
Les comfort services dans le cadre de la revalidation à domicile ont un objectif commun: offrir au collaborateur autant de tranquillité d'esprit que possible, pour qu’il puisse se focaliser sur un rétablissement rapide et complet. Nous pensons notamment aux services suivants:
- Aide pratique à domicile: aide pour les tâches ménagères légères, les courses ou les repas.
- Solutions de mobilité: aides temporaires, adaptations ergonomiques ou aide pour les déplacements lors des séances de rééducation ou des rendez-vous de contrôle.
- Soutien psychologique et émotionnel: coaching, suivis réguliers ou accompagnement psychosocial visant à réduire le stress et l'incertitude.
- Soutien aux familles: soutien supplémentaire aux partenaires ou aux familles, afin que la pression ne se répercute pas sur le milieu familial.
Bien qu'il n'existe pas d'études formelles évaluant l'effet d'un soutien supplémentaire pendant la revalidation à domicile, plusieurs revues internationales et autres rapports stratégiques montrent que la revalidation dans des conditions confortables favorise une meilleure observance du traitement, une récupération fonctionnelle plus rapide et une probabilité accrue d’un retour durable au travail. D'une étude à l'autre, cette incidence positive varie généralement entre 10 et 25%, en fonction du groupe cible et de la nature du soutien.3
Un investissement stratégique pour les employeurs soucieux du bien-être de leurs collaborateurs
Les Comfort Services ne sont pas un luxe, mais un investissement stratégique dans votre capital humain.
- Rétablissement durable: un risque moindre de rechute, ce qui peut également avoir un effet positif sur le taux d'absentéisme.
- Moins d'absences de longue durée: vous réduisez le risque de complications, de rechute ou d'épuisement mental.
- Implication et loyauté accrues: offrir de l'attention aux moments clés crée un lien de confiance entre le collaborateur et son employeur.
- Une image d'employeur forte et centrée sur l'humain: sur un marché du travail où le bien-être est au cœur des préoccupations, vous vous démarquez en tant qu'employeur en consentant un effort supplémentaire pour vos collaborateurs.
En proposant systématiquement des services de confort supplémentaires – via votre service du personnel, une assurance ou des partenaires externes – vous construisez une culture d'entreprise bienveillante dans laquelle les collaborateurs se sentent reconnus et pris en charge. Ces services facilitent la transition entre l'hospitalisation et le rétablissement. Ils veillent à ce que "rentrer plus vite chez soi" signifie aussi mieux se rétablir, avec plus de confort et moins de soucis.
Et c'est précisément cela qui fait la différence, tant pour vos collaborateurs que pour votre organisation.
Une hospitalisation n'affecte pas seulement les collaborateurs mais également l'entreprise. Les collègues doivent temporairement assumer des tâches supplémentaires, tandis que le service du personnel se charge du suivi administratif, de la communication et du soutien tout au long du parcours. Nous avons élaboré la checklist ci-dessous afin d’aider vos collaborateurs à suivre ce processus de manière structurée, claire et humaine. Elle offre un cadre pratique, de la préparation à la réintégration.
Découvrez les comfort services proposés par KBC Commercial Banking
Pour en savoir plus, consultez la page web de KBC Hospital Care ou discutez-en avec un expert.
1 Centre fédéral d'expertise des soins de santé: Une durée de séjour réduite et davantage d’hospitalisations de jour dans les hôpitaux belges
2 Centre fédéral d'expertise des soins de santé
3 Quelques études et analysesviennent étayer cette affirmation.
- Augustine MR, Davenport C, Ornstein KA, Cuan M, Saenger P, Lubetsky S, Federman A, DeCherrie LV, Leff B, Siu AL. Implementation of Post-Acute Rehabilitation at Home: A Skilled Nursing Facility-Substitutive Model. J Am Geriatr Soc. 2020 Jul;68(7):1584-1593. doi: 10.1111/jgs.16474. Epub 2020 Apr 28. PMID: 32343401; PMCID: PMC12462527.
- MF. Coutu, MJ. Durand, F. O’Hagan et al. Workers’ Worries, Pain, Psychosocial Factors, and Margin of Manoeuvre, in Relation to Outcomes in a Return-to-Work Program: An Exploratory Study. J Occup Rehabil 34, 568–581 (2024). https://doi.org/10.1007/s10926-023-10155-x
- Kerry N. Warner, Roslyn G. Poulos, Andrew M. Cole, Tuan-Anh Nguyen, Fey-Ching Un, Steven G. Faux, Friedbert Kohler, Tara Alexander, Jacquelin T. Capell, Dan R. Hilvert, Claire M. C. O’Connor et Christopher J. Poulos (2025) Re/connecting with “home”: a mixed methods study of service provider and patient perspectives to facilitate implementing rehabilitation in the home for reconditioning, Disability and Rehabilitation, 47:8, 1965-1975, DOI: 10.1080/09638288.2024.2386157